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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La presse de l’ancien métier était remplacée par des rosettes de cuivreservant à séparer les platines destinées à ramener les anciennes sur lesnouvelles ou à mettre celles-ci en retraite.
MM. Viardot, en 1804, et Dautry, en 1805, établirent également desmétiers perfectionnés ; celui de M. Dautry se recommandait par l’exacti-tude dans le travail, la douceur dans les mouvements, son peu d’espace etsa légèreté ( II ne pesait que quinze kilogrammes). Son prix variait, suivantles grandeurs, de 350 à 400 francs.
Le 8 mars 1805, MM. Favreau et Louis Thiébault, l’aîné, prirent unbrevet d’invention pour un métier à bas à manivelle ou à rotation continue,quoiqu’en principe l’idée ne fût pas nouvelle.
Au dire de l’auteur, ce métier n’exigeait qu’un mois ou six semainesd’apprentissage; il suffisait que l’apprenti sût tenir ses aiguilles droites,monter et démonter un bas, et qu’il connût les rétrécissements.
Le mouvement étant plus rapide et même interrompu, à cause de lalégèreté de ses différents jeux , l’ouvrier pouvait, par semaine, fabriquerquinze paires de bas de femme sur le n° 30 ou 20 fin. Ce genre de métierspouvait, toujours selon l’auteur, recevoir la commande d’un moteur con-tinu (1).
Le 4 mars 1808, M. Julien Leroy, horloger de mérite, à Paris , prit unbrevet d’invention de quinze ans (2), pour une machine appelée tricoteurfrançais propre à fabriquer le tricot de toute largeur et de torde finesse,dans lequel on remarque la première mention d’une mailleuse. Cet organe,que l’auteur désigne par le nom de lanterne mobile en fil d’acier, est re-présenté sur les fig. 1 et 2, pl. 31, et se compose d’un axe a portant, d’uncôté, la dite lanterne ou mailleuse b, et de l’autre, une roue dentée c, quilui communique son mouvement, et qui la guide dans les aiguilles sousun angle de 45°, sans qu’elle y éprouve de frottement. Cette lanterne prendla quantité de fil nécessaire pour la maille, la transporte à la tête des ai-guilles, y forme des anneaux réguliers, et fait par conséquent trois actions,savoir : Le cueilkment ou cueillage, la pousse du fil jusqu’à la tête desaiguilles et la fermeture.
Le fonctionnement régulier de cette pièce rendait nécessaire l’emploid’un pignon mobile également à axe prolongé, portant une rondelle quiferme les aiguilles en même temps que la maille passe, et qui se trouvepoussée par les pignons dans les anneaux déjà préparés de la lanterne.
Cet assemblage se complétait par une roue d’abattage disposée à angledroit, relativement à la tête des aiguilles et destinée à assurer et finir lamaille. Un deuxième pignon semblable au premier, mais disposé en senscontraire, prenait à son tour le tricot, le dégageait du bec des aiguilles etle remettait en première position.
La mailleuse de M. Leroy reçut, par la suite, des perfectionnements
(1) Brevets expirés, l. VUI, p. U2, pl. 21, et Rapport de M. Desmarets, de l’Institut.
(2) Brevets expirés, t. X, p. 209, pl. 12.