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tion du métier, qu’il faut reconnaître qu’il y a copie. Mais dans quel but,puisqu’un brevet antérieur existait?
Le 24 mai 1845, M. Fouquet, mécanicien et constructeur de métierscirculaires, à Troyes , prit, sous le titre de perfectionnements apportésdans les métiers circulaires , un brevet d’invention reposant sur l’emploid’une nouvelle mailleuse très-ingénieuse, supprimant tous les légers incon-vénients qu’on trouvait encore dans ce genre de mécanisme. Quoiquedepuis cette époque M. Fouquet ait perfectionné cette roue mailleuse etque nous ayons relevé justement nos dessins sur ces perfectionnements, ilsne s’écartent en aucune manière des principes posés, de sorte que lesfig. 21 à 26 nous serviront à en expliquer le jeu.
La fig. 21 représente la mailleuse vue par bout du côté de l’extérieur.
La fig. 22 la fait voir du côté opposé.
La fig. 23 en montre l’élévation longitudinale.
La fig. 24, la coupe suivant l’axe.
Et les fig. 25 et 26, deux détails intérieurs.
M. Fouquet s’est proposé, en combinant cet important organe, desupprimer l’obliquité donnée à l’axe des mailleuses ordinaires, soit à pla-tines fixes, soit à platines mobiles, de manière à pouvoir faire des tricotstrès-fins et à employer d’autres matières que le coton.
Les platines b sont disposées dans ce mécanisme de manière à former,étant réunies, une surface conique correspondante à celle formée par lesaiguilles du métier, comme un pignon d’angle qui engrènerait avec uneroue également conique et dans un rapport donné. On sait que dans lesengrenages d’angle les axes des roues sont dans un même plan et se ren-contrent; il en est de même ici, l’axe E des disques qui portent les pla-tines est exactement dans le même plan que celui du métier, par consé-quent ces platines (fig. 19) sont dans la même direction que les aiguillesavec lesquelles elles engrènent rigoureusement. Cette disposition présentecet avantage, qu’elle permet d’obtenir toujours un engrènemcnt régulieret d’une grande précision, et, de plus, d’opérer le cueillmnent ou la distri-bution du fil jusqu’au fond du bec des aiguilles, comme on pourra le re-connaître par la description qui va suivre et par celle générale du métierreprésenté fig. 19 et 20.
Les platines (dessinées fig. 18, de grandeur naturelle) sont très-longueset ajustées dans deux rondelles de cuivre R, S (fig. 24), qui ont été préa-lablement divisées avec beaucoup de soin et entaillées suivant des rayonsconcourant à leur centre ; ces platines sont ainsi très-bien assujéties et nepeuvent nullement se déranger dans le travail, par conséquent l’entretienen est très-simple et très-économique.
Sur les côtés extérieurs des deux rondelles sont placées les deux espècesde boîtes fixes M, P, qui, ne devant pas tourner avec le système des platines,mais seulement les supporter et leur servir de guides, sont retenues dansleur position par des goujons à vis z et z! (fig. 19 et 20) que l’on fait péné-