PUBLICATION INDUSTRIELLE. 411
sous le titre de Système de métier circulaire servant à tricoter, pouvantmarcher par la vapeur ou par toute autre force motrice.
En 1845, M. Jacquet prit également un brevet de quinze ans, le 21 avril ;mais son idée reposait principalement, ainsi que l’indique son titre, surdes dispositions mécaniques applicables aux différents systèmes de métierscirculaires à tricoter , permettant de les faire fonctionner par un moteurquelconque. Nous avons remarqué dans cette invention l’idée d’un frein àfriction et à ressort, dont la disposition est intelligente et bien étudiée.
Aujourd’hui, on emploie dans les établissements importants une com-mande par courroie, avec débrayage, et l’on s’en trouve généralementbien. Les ouvrières rie deviennent plus alors que des soigneuses.
Sous le titre de Métier circulaire propre à la fabrication des tricots,M. Deshays, mécanicien très-habile, que nous avons déjà eu l’occasion deciter, prenait un brevet de quinze ans, le 28 avril 1846, dont le mécanismenous a paru parfaitement combiné. On sait que M. Deshays est l’auteur depetites machines propres à confectionner les bourses en cordonnet. Lemétier dont nous parlons accomplirait le même travail avec une granderapidité et une grande perfection.
Lorsqu’il s’agit d’améliorations ou de nouveautés dans l’emploi et laconstruction dès métiers circulaires, nous retrouvons toujours M. Gillet.Ainsi, le 7 juillet 1846, il prenait un nouveau brevet pour une mailleusepresse , applicable au métier circulaire pour la fabrication des tricots en soieet laine peignée.
L’auteur avait remarqué que la laine peignée ou la soie, après avoir étéamenée sous le bec des aiguilles, se retirait plus ou moins pendant l’inter-valle qui sépare cette opération de celle de la presse, et que ce retrait oubouillonnage était un obstacle sérieux à la confection de tissus réguliers. Ila donc imaginé, pour remédier à cet inconvénient, un mécanisme spé-cialement applicable aux matières que nous venons de citer, et qui se com-pose simplement d’une grande mailleuse à aiguilles mobiles, ou fixes, à larigueur, mais munie dans tous les cas, et sur le môme axe, d’une petiteroue de presse et de l’abattage qui en dépend. A peine le fil est-il dans lesaiguilles, que la roue de presse empêche tout mouvement de recul jusqu’aumoment de la tombée de la maille. Ces trois opérations, quoique distinctes,sont pour ainsi dire réunies.
Le 29 janvier de la môme année, M. Coquet prit aussi un brevet dequinze ans, pour une machine dite mailleuse , destinée à être appliquée auxmétiers circulaires. Ce brevet peut être considéré comme un perfectionne-ment très-ingénieux de celui que nous avons décrit sous le nom d ’Arachné ,et qui également, comme on se le rappelle, est dû à M. Coquet. Ici lesressorts à boudins sont supprimés, et remplacés par des cercles contournésqui produisent l’entrée et la sortie; mais l’usage d’un seul est maintenu,pour conserver aux platines leur verticalité. Cette mailleuse est très-ingé-nieuse; elle est commandée par une roue d’angle et un pignon, et la