PUBLICATION INDUSTR1F.LLE.
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Cette partie verticale se termine par une calotte sphérique F, d’un diamètreplus grand afin de permettre d’y adapter une suite de tubes G, disposéscirculairement comme on le voit sur le plan, fig. 12. Ces tubes descendentjusqu’à l’embase H, laquelle porte le réservoir D, en lui permettant toute-fois les effets de dilatation ou de contraction sans nuire à l’assemblage.Ce réservoir, et par suite, tout ce qu’il renferme, est complètement cachépar l’enveloppe extérieure J qui repose sur le massif en maçonnerie, dontla chaudière A est entourée, et qui porte la cheminée en tôle K.
Il résulte de ce mode de construction, que la flamme et la fumée qui sedégagent de la grille lorsque la combustion a lieu, se rendent d’abord dansla capacité verticale E après avoir parcouru toute la longueur du bouilleurB, puis dans tous les tubes G, afin de remonter ensuite dans l’enveloppe Jd’où elles se projettent définitivement dans la cheminée K.
Or, pendant ce trajet, la masse d’eau contenue dans le corps cylindriqueA de la chaudière, et qui entoure le bouilleur de toutes parts, est néces-sairement élevée à une haute température, et engendre par suite avec ra-pidité une grande quantité de vapeur.
De même, toute l’eau renfermée dans le réservoir vertical D, en contactd’un côté, avec ses parois intérieures, et de l’autre avec celles extérieuresde la capacité E, et enveloppant en outre tous les tubes, reçoit aussi laplus grande partie du calorique transmis par la flamme et les gaz brûlés,et produit également une quantité considérable de vapeur.
Nous devons faire remarquer ici qu’on n’a pas établi de communicationdirecte entre la chaudière A et le réservoir D, par conséquent le niveaud’eau maintenu dans ce dernier, et qui est beaucoup plus élevé, n’est pasle même que celui de la première. On a seulement ajouté sur le côté latéralun tube vertical L qui ramène dans le corps de la chaudière l’excédant del’eau du réservoir, lorsque le niveau dépasse l’embouchure du tube, ceque l’on peut toujours reconnaître à l’aide d’un appareil de niveau munide ses robinets.
On alimente par un tuyau, plongeant vers la partie inférieure du réser-voir D et venant de la pompe foulante de la machine ; la communications’établit entre ce réservoir et le corps de chaudière A au moyen du tuyaurecourbé L. Un autre tuyau L/ met également en communication les deuxparties supérieures de la chaudière A et de celle D, lesquelles parties sontréservées pour la vapeur. De cette sorte il se forme une circulation conti-nue ; car l’eau la plus froide, se trouvant d’abord échauffée dans la capa-cité qui reçoit le moins de chaleur, tend constamment à descendre, tandisque la plus chaude, celle qui reçoit la plus haute température, s’élève sanscesse.
Depuis bien longtemps déjà M. Bourdon avait cherché à établir, dans laconstruction de ses chaudières, une circulation continue. Plusieurs ingé-nieurs, comprenant aussi l’avantage de cette circulation, s’en sont égale-ment occupés et sont arrivés à des dispositions plus ou moins heureuses.