PUBLICATION INDUSTRIELLE. 461
1° L’emploi de la vapeur à haute pression et fonctionnant par expansion dansla plus grande partie de la course du piston.
2" Le soin avec lequel sont entourées de substances non conductrices toutes lesparties de la machine susceptibles de laisser échapper la chaleur. Le cylindre estordinairement encaissé dans un revêtement ou chemise à vapeur, et cette chemiseelle-même, ainsi que tous les conduits de vapeur, la partie supérieure de la chau-dière, etc., sont préservés du contact de l’air froid au moyen d’une couche de 7 à10 centimètres d’épaisseur formée avec des cendres, de la sciure de bois ou toutautre corps mauvais conducteur du calorique. Toutes ces précautions doivent pro-duire, on le conçoit, une diminution considérable dans la perte de chaleur. Nousn’avons pas eu l’occasion de nous assurer par expériences de la valeur totale del’économie réalisée au moyen du revêtement complet des différentes pièces d’unemachine ; mais M. Wieksteed a trouvé que le revêtement seul du dessus de la chau-dière produisait une économie de 10 1/2 pour cent dans la consommation du com-bustible.
3° Enfin le troisième motif du bon service des machines du Cornouailles doitêtre attribué à l’excellent système adopté depuis plusieurs années dans ce pays, quiconsiste à enregistrer et à publier exactement le travail de chaque machine. Cetteconsidération a rendu les propriétaires et les ingénieurs plus soigneux qu’ils nel’eussent été autrement d’apporter toutes les corrections possibles aux moindresdétails.
On oublie trop aisément que de légères imperfections, toutes minutieuses qu’ellessont lorsqu’on les considère séparément, ne laissent pas d’être dans leur ensembled’une importance majeure.
En résumé, il faut le dire, le grand secret de l’économie des machinesdu Cornouailles résulte de l’application, sur une grande échelle, du prin-cipe de l’expansion. Les résultats qu’on a obtenus avec ces machines n’ontété que bien peu influencés par la disposition particulière des chaudières.
GÉNÉRATEUR A GRILLE MORILE ET FOYER FUMIVQRE,
Par M. Moülfarine, Mécanicien à Paris .
(Fig. 15, 16 et 17, pl. 36.)
On a proposé, à diverses époques , plusieurs moyens de brûler la fuméedans les fourneaux de chaudières à vapeur ; mais, soit que les appareilsexécutés parussent trop compliqués , soit qu’ils ne remplissent pas toutl’effet qu’on en espérait, ils furent presque tous abandonnés. Cependant,il faut le reconnaître, il est important, surtout dans les villes, dans lescentres manufacturiers, d’avoir des fumivores appliqués aux foyers d’usine,sans être entraînés à des dépenses considérables.
Déjà nous avons publié, dans le v e volume de ce Recueil, le système de