PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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grille sans fin de M. Jukes , que M. Tailfer a introduit en France , et quis’est répandu dans plusieurs localités.
Le célèbre James Watt, en Angleterre, et John Collier, en France , ontappliqué aux générateurs des foyers à grille tournante , alimentés par unréservoir supérieur. M. Moulfarine, qui, depuis plus de vingt-cinq ans,s’est constamment occupé de la construction des machines à vapeur, aapporté à ce système des perfectionnements importants, qui, nous ne crai-gnons pas de l’affirmer, le rendent complètement fumivore, et produisentune économie notable dans la dépense du combustible, en rendant lacombustion tellement complète, qu’on ne trouve sous la grille d’autrerésidu que de la cendre et le mâchefer, car les escarbilles sont totalementconsumées. L’appareil perfectionné de M. Moulfarine est représenté vu deface, sur la fig. 15, en coupe longitudinale, sur la fig. 16, et en coupetransversale , sur la fig. 17.
On voit par ces figures que la grille proprement dite A est de formecirculaire , et se trouve à l’entrée du fourneau, au-dessous de la tête desbouilleurs B et de la chaudière C, comme dans les foyers ordinaires ; uneplaque de fonte horizontale s’avance jusque sur le devant du fourneau,pour recevoir le combustible que le chauffeur voudrait jeter sur la grille,par les portes d’entrée D, dans le cas où le distributeur ne marcherait pas.
Tous les barreaux qui composent la grille, et qui forment exactement uncercle à jours, reposent sur la couronne horizontale E, fondue d’une seuleet même pièce avec plusieurs bras, et un moyeu central dans lequel estrapportée une crapaudine a en bronze ou autre métal. Cette crapaudineporte sur le sommet d’un axe fixe F, qui lui sert de pivot, et qui est creuxdans toute sa hauteur, pour permettre d’amener dans cette partie unpetit filet de vapeur, que l’on fait venir de la chaudière par un tube b, afinde lubrifier constamment les deux surfaces en contact, au lieu d’huile oud’eau. Ce mode de graissage est très-simple, très-économique, et debeaucoup préférable aux moyens ordinaires; on obtient, en effet, des sur-faces très-lisses qui ne grippent pas, et un frottement extrêmement doux,qui est d’autant plus réduit, que la pression de la vapeur tend à soulevertout le système de la grille et son plateau, et que d’ailleurs le mouvementde rotation est extrêmement lent.
A la circonférence du plateau ou de la couronne E est rapportée l’enve-loppe conique en forte tôle G qui présente la forme d’un entonnoir à labase duquel on ajoute une partie cylindrique G' entièrement ouverte,pour donner entrée à l’air extérieur. Un croisillon à plusieurs branches Hfait corps avec elle, pour former collet autour de l’axe fixe , qui est lui-même solidaire ou fondu avec le croisillon l situé au-dessous ; celui-ci estboulonné à une espèce de châssis en fonte J à trois ou à quatre branches,servant en même temps de support à l’arbre de couche , qui commande lesystème mobile.
Il est aisé de voir que l’air qui vient du dehors par la partie inférieure