486
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
considérablement réduit, et par conséquent on peut les manœuvrer avecune grande facilité. Ils portent des glissières ou tiroirs de détente à posi-tion variable, pour permettre de changer à volonté le degré d’expansion.
Les pompes alimentaires et les pompes de cale sont placées verticale-ment, appliquées contre l’extérieur du bâtis des machines, et leurs pistonsfonctionnent par des excentriques rapportés à l’extrémité des axes addi-tionnels qui font marcher la distribution.
L’hélice est à deux ailes seulement ; après une suite d’expériences faites,d’une part par M. Cavé, et de l’autre, par MM. Mazeline, ces construc-teurs ont reconnu que c’était ce système qui donnait les meilleurs avan-tages, ils ont su dans plusieurs cas appliquer une disposition fort commodepour débrayer l’hélice et au besoin l’élever au-dessus de l’eau quand lesmachines ne fonctionnent pas ; c’est surtout avantageux pour les navires àvoiles.
La fig. 2, pl. 39, représente un plan général des deux machines quicomposent l’appareil : d’un côté le plan est vu en dessus et de l’autre il estsupposé coupé par l’axe de l’un des cylindres et des tiroirs de distribution,et en même temps par l’axe de la roue dentée.
La fig. 3, pl. 40, représente une élévation de tout l’appareil avec unesection verticale d’une portion du navire dans la partie où il se trouveplacé. L’un des cylindres est également supposé coupé par l’axe. Cesfigures sont dessinées à l’échelle de l/20 c ; elles montrent que les deux cy-lindres à vapeur A ne forment qu’un seul et même corps, placé horizonta-lement et séparé simplement dans le fond par des plaques de tôle a; il ren-ferme les pistons B à garniture métallique formée de cercles concentriqueset dont le joint extérieur est complètement fermé par une pièce de raccordb sur laquelle agit constamment un repoussoir à ressort et à vis c comme lemontre le détail fig. 4. pl. 40.
Au lieu d’être traversés à leurs centres par une tige, comme à l’ordi-naire, ces pistons portent au contraire chacun deux tiges parallèles C quine se trouvent pas dans un même plan horizontal et qui laissent entre ellesun espace suffisant pour le passage des manivelles et de leur arbre decouche. Les couvercles D des cylindres portent alors deux boîtes à étoupessemblables d; ces tiges C se prolongent parallèlement pour se relier auxdeux fortes traverses en fer E au milieu desquelles s’assemblent par arti-culation les courtes bielles en fer forgé F qui doivent transmettre le mou-vement des pistons aux manivelles motrices G.
Aux extrémités de chaque traverse sont ajustées des glissières e , quiglissent dans les coulisseaux rectilignes et bien dressés H, disposés d’unemanière analogue à ceux adoptés dans les locomotives, à l’exception qu’ilssont entièrement en fonte au lieu d’être en fer. Des boîtes à graisse/ sontplacées au-dessus, pour tenir les surfaces en contact constamment lubrifiées.
Les arbres de couche en fer corroyé I, qui portent les manivelles mo-trices G, sont placés parallèlement à eux-mêmes et à l’axe du navire, le