PUBLICATION INDUSTRIELLE.
56
former réservoir à huile, selon le tracé indiqué en coupe (fig. 9). Il en estde même des autres robinets appliqués soit aux niveaux d’eau, soit auxtuyaux d’alimentation, etc.
Cylindres a vapeuk et distribution. — Les cylindres à vapeur Gplacés directement au-dessous de la boîte à fumée F, au lieu d’être à l’ex-térieur de la machine, se trouvent au contraire en dedans et très-rappro-chés, à l’inverse des machines du Nord, mais aussi les boîtes et tiroirs dedistribution se trouvent entièrement en dehors au lieu d’être à l’intérieur.Ces cylindres sont parfaitement assujétis, en ce que, d’une part, ils seboulonnent au fond horizontal /de la boîte à fumée, auquel se fixent éga-lement les boîtes de distribution H, et qu’en outre, ils se relient sur touteleur longueur aux longrinesen tôle g. De cette sorte, on ne craint jamaisde dérangement dans la position des cylindres, qui restent parfaitementsolidaires avec l’armature de la machine.
Adoptant seulement la détente par recouvrement, M. Polonceau n’aappliqué que le simple tiroir de distribution I, comme on le fait le plusgénéralement aujourd’hui, avec la coulisse de Stephenson, pour lui don-ner le mouvement ; et en plaçant, comme il l’a fait, la distribution à l’ex-térieur, il a eu l’avantage de pouvoir mettre les excentriques J et J' quidoivent servir pour la marche en avant et la marche en arrière, à l’exté-rieur des roues motrices R , c’est-à-dire vers les extrémités de l’essieucoudé K. De cette sorte, tout le mécanisme principal se trouve presqueentièrement en dehors de la locomotive, et par suite à la vue et à la portéedu mécanicien. On réunit donc, par cette disposition, les avantages desmachines à cylindres extérieurs sans en avoir les inconvénients.
Les pistons à vapeur, qui demandent, comme on sait, les plus grandssoins dans l’exécution, et qui exigent une justesse extrêmement grandedans toutes leurs parties, ont été parfaitement étudiés par M. Polonceau .Après divers essais, il s’est arrêté à la disposition indiquée sur les fig. 10et 11, comme donnant de très-bons résultats et susceptibles d’une longuedurée sans occasionner de fuites ni de réparations.
On voit que ce piston se compose d’un disque en fonte P alésé et fileté àson centre pour recevoir sa tige T, qui non-seulement vient s’y tarauder,mais s’y trouve de plus retenue par une clavette. Son couvercle P', qui doittenir la garniture métallique à la circonférence, n’est antre qu’une embaseou rondelle également en fonte, retenue au corps du piston par cinq bou-lons à écrous, lesquels ne peuvent se desserrer à cause de la platine entôle p, dont cinq entailles pratiquées sur les bords embrassent les écrousen partie. La garniture métallique se compose simplement de deux cercleségaux q, g fendus chacun d’un côté et placés entre le plateau du pistonet son couvercle; ces cercles étant fortement écrouis font nécessairementressorts, et tendent d’autant mieux à s’ouvrir, qu’ils sont pressés du dedansau dehors, l’un par le coin r, et l’autre par un coin semblable r'. Sur cescoins agissent les ressorts méplats et circulaires s, s', dont on régie la ten-