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évidée est tout proche de ces roues, la puissance transmise par les pistonsà vapeur en est elle-même très-rapprochée ; il en résulte que les coudesfatiguent beaucoup moins que lorsqu’ils étaient tout près l’un de l’autre.Cet essieu moteur est en outre supporté par quatre coussinets, dont deuxextérieurs V sont ajustés dans les fourches des grands longerons L, et lesdeux autres V' sont ajustés dans celles des longrines g. Ces derniersreçoivent la pression d’un ressort transversal l suspendu directement au-dessous de la chaudière, tandis que les deux premiers reçoivent comme àl’ordinaire la pression des grands ressorts LC
Les excentriques qui font marcher les tiroirs de distribution sont placés,comme l’indiquent les figures 2 et 4, entre les roues motrices et les longe-rons extérieurs ; ils sont chacun composés de deux pièces en fonte (fig. 17et 18 ) et embrassés sur leur circonférence par un collier en bronze H' quiest également composé de deux pièces réunies par des boulons à doublesécrous et à clavettes, afin de ne pas se desserrer.
Chacun des colliers se termine par une bride, afin de se boulonner auxtirants d’excentriques I', V (fig. 2) qui, comme on le sait, s’assemblentde l’autre bout avec la coulisse v (fig. l re ).
Les machines à marchandises étant particulièrement destinées à traînerde fortes charges, il est indispensable d’accoupler les roues, afin d’aug-menter l’adhérence sur les rails. Cet accouplement a lieu entre les rouesmotrices R et les roues d’arrière RC II suffit, à cet effet, de rapporter àl’extrémité de l’essieu coudé K et de l’essieu droit K' des manivelles enfer M, M 7 qu’on relie par les bielles de connexion O. Ces bielles, qui sontaussi en fer forgé, ont leurs têtes construites comme le montrent les dé-tails (fig. 19 et 20).
On voit qu’elles ne diffèrent de celle des bielles motrices que parce quela bride, au lieu d’être rapportée, est au contraire forgée avec le corpsmême de la bielle, ce qui est possible, puisque les tourillons ou les bou-tons sur lesquels elles se montent sont tout à fait à l’extérieur ; du reste,dans l’une comme dans l’autre, les coussinets sont en bronze et en deuxpièces graissées de la même manière et serrées au besoin par un coin àface oblique o que l’on fait monter ou descendre à l’aide de la vis de rap-pel o' dont on empêche le desserrage en retenant la tête par une gou-pille.
Le petit écartement des roues extrêmes que l’on a obtenu sans incon-vénient, en donnant du porte-à-faux aux cylindres en avant du premieressieu, atténue le reproche que l’on fait à l’accouplement des rouesmotrices avec les roues d’arrière.
Comme dans les locomotives du Nord, les pistons des pompes alimen-taires U marchent directement par les excentriques V qui commandent lestiroirs pour la marche en arrière. A cet effet, une oreille j (fig. 17 et 18)est ménagée au collier d’excentrique, afin d’y attacher par articulation lesbielles ou tiges de piston m (fig. 1 et 2)