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Tome huitième.
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évidée est tout proche de ces roues, la puissance transmise par les pistonsà vapeur en est elle-même très-rapprochée ; il en résulte que les coudesfatiguent beaucoup moins que lorsquils étaient tout près lun de lautre.Cet essieu moteur est en outre supporté par quatre coussinets, dont deuxextérieurs V sont ajustés dans les fourches des grands longerons L, et lesdeux autres V' sont ajustés dans celles des longrines g. Ces derniersreçoivent la pression dun ressort transversal l suspendu directement au-dessous de la chaudière, tandis que les deux premiers reçoivent comme àlordinaire la pression des grands ressorts LC

Les excentriques qui font marcher les tiroirs de distribution sont placés,comme lindiquent les figures 2 et 4, entre les roues motrices et les longe-rons extérieurs ; ils sont chacun composés de deux pièces en fonte (fig. 17et 18 ) et embrassés sur leur circonférence par un collier en bronze H' quiest également composé de deux pièces réunies par des boulons à doublesécrous et à clavettes, afin de ne pas se desserrer.

Chacun des colliers se termine par une bride, afin de se boulonner auxtirants dexcentriques I', V (fig. 2) qui, comme on le sait, sassemblentde lautre bout avec la coulisse v (fig. l re ).

Les machines à marchandises étant particulièrement destinées à traînerde fortes charges, il est indispensable daccoupler les roues, afin daug-menter ladhérence sur les rails. Cet accouplement a lieu entre les rouesmotrices R et les roues darrière RC II suffit, à cet effet, de rapporter àlextrémité de lessieu coudé K et de lessieu droit K' des manivelles enfer M, M 7 quon relie par les bielles de connexion O. Ces bielles, qui sontaussi en fer forgé, ont leurs têtes construites comme le montrent les dé-tails (fig. 19 et 20).

On voit quelles ne diffèrent de celle des bielles motrices que parce quela bride, au lieu dêtre rapportée, est au contraire forgée avec le corpsmême de la bielle, ce qui est possible, puisque les tourillons ou les bou-tons sur lesquels elles se montent sont tout à fait à lextérieur ; du reste,dans lune comme dans lautre, les coussinets sont en bronze et en deuxpièces graissées de la même manière et serrées au besoin par un coin àface oblique o que lon fait monter ou descendre à laide de la vis de rap-pel o' dont on empêche le desserrage en retenant la tête par une gou-pille.

Le petit écartement des roues extrêmes que lon a obtenu sans incon-vénient, en donnant du porte-à-faux aux cylindres en avant du premieressieu, atténue le reproche que lon fait à laccouplement des rouesmotrices avec les roues darrière.

Comme dans les locomotives du Nord, les pistons des pompes alimen-taires U marchent directement par les excentriques V qui commandent lestiroirs pour la marche en arrière. A cet effet, une oreille j (fig. 17 et 18)est ménagée au collier dexcentrique, afin dy attacher par articulation lesbielles ou tiges de piston m (fig. 1 et 2)