PRESSE HYDRAULIQUE
A DÉCALER,
OU A DÉMONTER LES ROUES DE LEURS ESSIEUX,
ÉTABLIE AUX ATELIERS DU CHEMIN DE FER DE LYON ,
Et construite par MM. STEHELI9f et © c , de Bitschwiller.
(PLANCHE 6, FIG. 1, 2 ET 3.)
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On sait que les roues de wagons et de locomotives doivent être ajustéessur leurs essieux avec le plus grand soin ; aussi les moyeux sont parfaite-ment alésés et généralement un peu coniques, afin d’entrer de force surles portées qui doivent les recevoir. Mais alors pour démonter ces roueslorsqu’elles exigent une réparation, comme par exemple pour renouvelerle bandage, il est d’autant plus difficile de les enlever, que souvent larouille ou l’oxidation s’est produite sur l’ajustement et en augmente en-core l’adhésion. Si, comme on le faisait anciennement, on frappe à coupsde masse sur le moyeu, on risque de briser la pièce, et en tout cas on ladétériore. Pour éviter cet inconvénient, on a cherché à remplacer la per-cussion par la pression ; c’est ainsi que l’on a proposé d’abord des espècesde presses à vis, et plus tard des presses hydrauliques pour effectuer cetteopération du décalage.
A l’Exposition de 1849, on a remarqué, à ce sujet, avec un grand inté-rêt, l’appareil construit par la maison Stehelin et C e , de Bitschwiller. Cetappareil, exécuté pour les ateliers du chemin de fer de Lyon , où nousavons pu le relever avec détails, se compose, d’une part, d’un gros cylindrede presse hydraulique, placé horizontalement sur un des côtés d’une largeet forte plaque d’assise en fonte, et de l’autre, d’une grue tournante quipermet de monter ou de descendre sans difficulté un essieu avec ses deuxroues.
On peut avoir une idée exacte de la disposition de cette machine par lesfig. 1 et 2 qui la représentent toute complète en élévation et en plan.