PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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qu’immédiatement à la sortie de cette machine, il est transporté sur destables mobiles auxquelles on a donné le nom de tapoteuses.
Tapoteuses. — Celles-ci se composent, en effet, comme on peut le voirpar les fig. 7 et 8, d’une sorte d’établi E' en bois, élevé à la hauteur con-venable et surmonté d’une table à rebords F'. C’est sur cette table que l’onétend une suite de moules en zinc rapprochés les uns des autres et ayantchacun la forme des tablettes que l’on veut obtenir ; on verse sur tous cesmoules les rondelles de chocolat qui sortent de la comprimeuse, et on leurimprime un léger mouvement saccadé, afin que la substance se tasse etprenne une couche uniforme dans tous les moules; ce mouvement saccadéest obtenu par un mécanisme fort simple qui consiste en deux roues àrochet a' montées sur le môme axe b' qui prolongé porte la poulie c', la-quelle est commandée par l’arbre moteur au moyen de la poulie d'( fig. l re ). Les dents de ces roues à rochet rencontrent à mesure qu’ellestournent les taquets e ' qui sont fixés sous la table, laquelle est tenue commeen suspension à quelques millimètres au-dessus du bâtis ( fig. 7 et 8). Dèsqu’on veut cesser l’opération, il suffit de soulever la table et tout ce qu’elleporte, d’une petite quantité, afin que les taquets ne soient plus rencon-trés par les dents des rochets. Cet effet a lieu au moyen d’un axe à poignée/ et de deux leviers y' au sommet desquels s’engagent deux goujons i r quisont rapportés sur les côtés intérieurs de deux règles ou bandelettes ajus-tées dans la partie supérieure du bâtis, et terminées par des plans inclinésqui agissent sur les plans correspondants assujétis au-dessous de la table.Ce sont habituellement des femmes ou des enfants que l’on emploie àfaire marcher ces derniers appareils qui, comme on le comprend, sonttrès-légers et se multiplient suivant l’importance de l’usine.
Comme le cacao produit, en dehors de la substance même qui forme lechocolat, des matières huileuses qu’il est bon d’extraire, on emploie àcette opération une presse à vis qui se compose d’un cylindre G 2 (fig. l re ),percé de trous sur toute sa circonférence et terminé par une sorte degouttière inférieure; ce cylindre repose sur un sommier solide H 2 , por-tant deux petites colonnes qui sont réunies à leur partie supérieure parune traverse en fer l 2 . Au centre de cette traverse est renfermé un écrouen bronze traversé par la vis à filets carrés que l’on fait tourner à la mainà l’aide d’une verge ou poignée double, et qui en descendant force lepiston adapté à sa partie inférieure à comprimer toute la matière contenuedans le cylindre.
Moteur et transmission de mouvement. — Il y a des usines, commecelles de MM. Menier et Ibled, qui, situées sur des chutes d’eau, marchentpar des moteurs hydrauliques; d’autres, au contraire, comme celles deMM. Devinck, Cotlan, Marquis, Masson, etc., placées, pour ainsi dire, aucentre de la consommation, sont mises en mouvement par des moteurs àvapeur. Pour ces usines qui sont en plus grand nombre, M. Hermann a