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TÉLÉGRAPHIE électrique.
lateur, placé dans la station on se trouve la pile, règle de lui-mème l’em-ploi du courant et forme des signaux que le récepteur reproduit à la sta-tion opposée.
Dans le principe on employait comme conducteur du courant un fil decuivre, transmettant parfaitement l’électricité ; aujourd’hui c’est un fil defer soigneusement isolé ; si ce dernier est le plus imparfait, il coûte beau-coup moins et se brise moins facilement.
L’appareil récepteur se compose d’une boîte à horloge qu’on remonteavec une clé comme d’habitude et qui porte en saillie les aiguilles noiresindicatrices d’un télégraphe horizontal.
Un électro-aimant, agissant sur une plaque mince dépendante du mou-vement d’horlogerie, transmet le courant, et par suite les signaux, aumoyen de passages et d’interruptions successifs.
L’appareil manipulateur pourrait se réduire à une simple touche, aumoyen de laquelle l’employé établirait ou interromprait le courant suivantla forme du signal. Mais, obligé de la sorte à compter le nombre de scsmouvements, pour produire un signal donné sur un récepteur qu’il n’apas sous les yeux, il aurait besoin de donner à son travail une attentiontrop fatigante, ce qui pourrait nuire à l’exactitude et à la vitesse. On aalors imaginé un appareil sur lequel l’employé forme le signal avec deuxmanivelles. Les dispositions sont telles que la série nécessaire des passageset des interruptions du courant se produit par le fait même de la manipu-lation.
Télégraphe a cadran de Siemens. — Le télégraphe de M. Siemensest du genre des télégraphes alphabétiques, c’est-à-dire que les mouve-
nitrique; à leur partie supérieure el hors du liquide, ils portent un cercle de cuivre sur lequel s’a-dapte la bande propre à établir les communications électriques.
Le manchon de zinc porte une bande pareille et c’est par une pince de métal qu’on les réunitpour composer les piles. Quand le zinc est bien amalgamé, il n’éprouve aucune action tant que lacommunication n’est pas établie à l’extérieur entre lui et le charbon ; mais dès que cette communi-cation est établie, le zinc s’oxyde, le sulfate de zinc se forme, l’oxyde azotique est en partie désoxy-géné, sans qu’il se manifeste un dégagement sensible de gaz, soit sur le charbon dans l’acide azo-tique, soit sur le zinc dans l’acide sulfurique étendu ; en même temps le courant passe dans les con-ducteurs allant du charbon au zinc, c’est-à-dire que le charbon forme le pôle positif de la pile, et lezinc, comme à l’ordinaire, le pôle négatif.
L’électricité est encore produite ici exclusivement par la décomposition de l’eau, et l’origine del’action paraît être aussi dans l’affinité chimique du zinc pour l’oxygène; par cette affinité, soitqu’elle s’exerce effectivement sur quelques aiômes d’oxygène et produise une quantité très-petited’oxyde, soit qu’elle tende seulement à s’exercer entre toutes les molécules superficielles du zinc etles molécules d’oxygène qui les touchent, la masse du zinc se trouve constituée à l’état négatif, et icile charbon partage cet élat dès qu’il est mis en communication avec lui par des conducteurs exté-rieurs convenables ; alors la chaîne liquide peut être décomposée par ses deux extrémités, le zincprenant l’oxygène, et le charbon ici prenant l’hydrogène ; mais cet hydrogène à l’état naissant agitsur l’acide azotique pour lui enlever l’oxygène, cl pour le transformer par conséquent en acidehypoazotique qui se dissout dans le bain. 11 ne paraît pas impossible non plus que, sous certainesconditions, l’hydrogène se combine en partie avec le charbon.
L’élément de Bunsen conserve une force sensiblement constante pendant assez longtemps; maisPour ne pas lui donner un volume embarrassant, on a coutume de donnerai! vase poreux une capacitéinsuffisante : le sulfate de zinc qui se forme devient trop vite une proportion considérable du liquide.