Band 
Tome huitième.
JPEG-Download
 

125

TÉLÉGRAPHIE électrique.

lateur, placé dans la station on se trouve la pile, règle de lui-mème lem-ploi du courant et forme des signaux que le récepteur reproduit à la sta-tion opposée.

Dans le principe on employait comme conducteur du courant un fil decuivre, transmettant parfaitement lélectricité ; aujourdhui cest un fil defer soigneusement isolé ; si ce dernier est le plus imparfait, il coûte beau-coup moins et se brise moins facilement.

Lappareil récepteur se compose dune boîte à horloge quon remonteavec une clé comme dhabitude et qui porte en saillie les aiguilles noiresindicatrices dun télégraphe horizontal.

Un électro-aimant, agissant sur une plaque mince dépendante du mou-vement dhorlogerie, transmet le courant, et par suite les signaux, aumoyen de passages et dinterruptions successifs.

Lappareil manipulateur pourrait se réduire à une simple touche, aumoyen de laquelle lemployé établirait ou interromprait le courant suivantla forme du signal. Mais, obligé de la sorte à compter le nombre de scsmouvements, pour produire un signal donné sur un récepteur quil napas sous les yeux, il aurait besoin de donner à son travail une attentiontrop fatigante, ce qui pourrait nuire à lexactitude et à la vitesse. On aalors imaginé un appareil sur lequel lemployé forme le signal avec deuxmanivelles. Les dispositions sont telles que la série nécessaire des passageset des interruptions du courant se produit par le fait même de la manipu-lation.

Télégraphe a cadran de Siemens. Le télégraphe de M. Siemensest du genre des télégraphes alphabétiques, cest-à-dire que les mouve-

nitrique; à leur partie supérieure el hors du liquide, ils portent un cercle de cuivre sur lequel sa-dapte la bande propre à établir les communications électriques.

Le manchon de zinc porte une bande pareille et cest par une pince de métal quon les réunitpour composer les piles. Quand le zinc est bien amalgamé, il néprouve aucune action tant que lacommunication nest pas établie à lextérieur entre lui et le charbon ; mais dès que cette communi-cation est établie, le zinc soxyde, le sulfate de zinc se forme, loxyde azotique est en partie désoxy-géné, sans quil se manifeste un dégagement sensible de gaz, soit sur le charbon dans lacide azo-tique, soit sur le zinc dans lacide sulfurique étendu ; en même temps le courant passe dans les con-ducteurs allant du charbon au zinc, cest-à-dire que le charbon forme le pôle positif de la pile, et lezinc, comme à lordinaire, le pôle négatif.

Lélectricité est encore produite ici exclusivement par la décomposition de leau, et lorigine delaction paraît être aussi dans laffinité chimique du zinc pour loxygène; par cette affinité, soitquelle sexerce effectivement sur quelques aiômes doxygène et produise une quantité très-petitedoxyde, soit quelle tende seulement à sexercer entre toutes les molécules superficielles du zinc etles molécules doxygène qui les touchent, la masse du zinc se trouve constituée à létat négatif, et icile charbon partage cet élat dès quil est mis en communication avec lui par des conducteurs exté-rieurs convenables ; alors la chaîne liquide peut être décomposée par ses deux extrémités, le zincprenant loxygène, et le charbon ici prenant lhydrogène ; mais cet hydrogène à létat naissant agitsur lacide azotique pour lui enlever loxygène, cl pour le transformer par conséquent en acidehypoazotique qui se dissout dans le bain. 11 ne paraît pas impossible non plus que, sous certainesconditions, lhydrogène se combine en partie avec le charbon.

Lélément de Bunsen conserve une force sensiblement constante pendant assez longtemps; maisPour ne pas lui donner un volume embarrassant, on a coutume de donnerai! vase poreux une capacitéinsuffisante : le sulfate de zinc qui se forme devient trop vite une proportion considérable du liquide.