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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Il résulte de l’examen de ce tableau :
1“ Que dans les chaudières en tôle mince marchant à de faibles pres-sions, la charge sur les rivets, par centimètre carré, est plus faible que cellesur la tôle existant entre eux ;
2" Que dans les chaudières en tôle de moyenne épaisseur, la charge surles rivets est à peu près égaie à celle sur la tôle ;
3° Et qu’enfin dans les chaudières en tôle forte, marchant par suite à degrandes pressions, la charge sur les rivets est sensiblement plus grandeque celle sur la tôle.
Ainsi, par exemple, pour les chaudières de 0 m 55 de diamètre seule-ment, fonctionnant à 2 atmosphères, ce qui correspond à une pressioneffective de l k 033, déduction faite de la pression atmosphérique, ontrouve que la pression totale sur le fond circulaire est égale à
P = l k 033 x ^ = 1,033 x 3,1 - y 0-552 = 2465 kilogr.
En donnant à la tôle de cette chaudière 4 millimètres d’épaisseur sui-vant la formule, et d’après le tableau de M. Lemaître, en fixant le dia-mètre d, des rivets, à 10 millimètres, et leur écartement E = à 27 milli-mètres de centre en centre, on trouve d’abord que le nombre n de rivetsà répartir sur la circonférence est de
3.14 X 0.550.027
= 64 rivets,
et, par suite, la pression p sur chaque rivet, en admettant qu’ils suppor-tent ensemble la charge totale P, est égale à
2465
64
38 k 51,
ce qui donne pour la pression p r , par centimètre carré de section,
P
w D 2 _ 38.51~4 (ËCT854
49 kilogr.
L’écartement E entre les rivets étant de 27 millimètres de centre en centre,la largeur de la tôle entre chaque rivet n’est que 27 — 10 = 17 milli-mètres.
Cette tôle ayant 4 millimètres d’épaisseur, sa section totale s sur !a cir-conférence entre les rivets est alors
s = 1°.7 X 0.4 X 64 = 43*î.52.
Si on suppose que la pression totale P, au lieu de s’exercer sur les rivets,