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PUBLICATION INOUSTlîIIiLLJi.
d’assemblage de feuilles de tôle ou de cuivre, dans les différents cas quipeuvent se présenter pour la construction des chaudières, des bouilleursou d’autres capacités destinées à supporter de grandes pressions, et à re-cevoir de l’eau, de la vapeur, de l’air comprimé, etc. Ces feuilles sontréunies par des rivets analogues aux principaux modèles que nous venonsde donner et plus particulièrement à ceux adoptés par M. Lemaître, maiselles peuvent être plates, coudées ou amincies, selon les exigences de l’ap-pareil.
La construction la plus simple (fig. 10,11 et 12) est de superposer lesdeux feuilles par leurs bords extérieurs qui sont légèrement coupés enchanfrein; mais alors, si c’est pour une chaudière, par exemple, elle nepeut présenter un cylindre exact de même diamètre dans toute sa lon-gueur. On s’arrange, dans ce cas, pour que le bord qui recouvre d’uncôté, soit recouvert du côté opposé, de sorte que ce sont des surfaceslégèrement coniques qui composent toute la chaudière.
On peut s’approcher de la forme cylindrique rigoureuse, en inclinantun peu les bords des tôles (fig. 13 ); mais alors les rivets, qui doivent tou-jours avoir leurs axes perpendiculaires à la direction même des feuilles,deviennent eux-mêmes obliques.
Quelquefois on courbe ou on cintre la tôle (fig. 14), sur des mandrinsen fonte, en la chauffant préalablement à une température peu élevée ; cequi a lieu, par exemple, pour certaines parties des boîtes à feu ou à fuméede chaudières de locomotives.
On emploie souvent aussi, pour ces chaudières et pour les chaudièresde marine, comme pour de fortes caisses , des cornières en fer F (fig. 15et 16) sur les faces desquelles s’appliquent les bords de chaque feuille detôle, qui se présentent ainsi à angle droit, ou suivant un autre angle dé-terminé par la forme même de l’équerre. Ce mode d’assemblage est bienen usage maintenant, depuis qu’on sait faire au laminoir les cornières etles fers à té. Il présente en effet une grande facilité dans l’exécution.
La fig. 17 en est un autre exemple appliqué à la partie inférieure dufoyer d’une locomotive, où l’on a employé une double cornière. D’un cotéla feuille de tôle extérieure G', est assemblée avec la cornière inférieure F,et de l’autre, la feuille de cuivre G, qui reçoit l’action du feu, est rivée àla cornière supérieure F' qui se réunit à la première par une rangée derivets. Cette disposition évite de courber ou de cintrer les feuilles de métal,mais, il faut le dire, elle exige un plus grand nombre de rivets et formeun joint de plus.
Aussi, on préfère, dans certains cas, disposer une feuille de tôle oude cuivre doublement recourbée H (fig. 18), pour réunir les deux feuillesintérieure et extérieure G et G'. Les effets de dilatation ou de contractionque le foyer ou la chaudière peut éprouver, ne peuvent sensiblement in-fluer sur les joints,parce que la feuille intermédiaire II peut céder parlesparties cintrées. Seulement il faut pour la couder préalablement prendre