MOULIN A VENT.
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Les meules et les diverses parties du moulin marchent avec la vitesse laplus convenable quand la volée, ayant toute sa voilure, fait 11 à 12 tourspar minute, ce qui représente pour le vent une vitesse de 5 à 6 mètres en-viron par seconde.
D’après Coulomb, les moulins ne commencent à tourner que quand levent a 4 mètres de vitesse par seconde.
Si la vitesse est de 8 mètres, il faut déshabiller en partie les ailes.
On a reconnu, par expérience, que le rapport de la vitesse du vent aunombre de tours des ailes est sensiblement de 0 m 54; d’où il suit que si l’oncompte le nombre de tours de l’aile d’un moulin pendant une minute, etqu’on multiplie ce nombre par 0 m 54, on aura la vitesse du vent par secondeet en mètres. — D’après Smeaton , il faut multiplier par 3 la vitesse del’extrémité tournant avec charge, c’est-à-dire que l’extrémité de l’aile vatrois fois plus vite que le vent.
La pression qu’exerce le vent sur 1 mètre carré de surface de l’aile,varie avec la vitesse du vent.
2 mètres, la
pression =
0 kil.
492
4 —
1
968
5 —
3
075
6 —
4
428
7 —
=
6
027
8 —
=
7
872
9 —
=
9
963
10 —
=
12
300
11 —
=
14
883
12 -
=
17
742
15 —
=
27
675
18 -
39
852
(Francoeur, Dictionnaire technologique.)
On pourrait ouvrir et fermer les ailes en planches à la manière ordi-naire, en arrêtant le moulin au moyen du frein, en tirant ou poussant cha-cune de ces ailes par l’une de leurs extrémités, soit en bas, soit en haut ;mais au moyen d’un mécanisme adapté à l’arbre tournant de la volée, etque l’on fait agir de l’intérieur du moulin, on peut ouvrir et fermer plusou moins les ailes, proportionner leur surface à la force du vent, sans arrêteraucunement la marche du moulin, sans être obligé de sortir ni d’aller auxvolants.
Voici en quoi consiste ce mécanisme : A l’extrémité de la barre tour-nante la plus rapprochée du centre, à chacune des ailes, est adaptée unelongue crémaillère i (fig. 4) qui vient s’engrener dans un pignon centralfixé au bout de la tête de l’arbre tournant A (fig. 1 et 2). Ce pignon com-munique à une roue dentée dont l’axe est formé par une tige de fer qui