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Tome huitième.
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MOULIN A VENT.

197

Les meules et les diverses parties du moulin marchent avec la vitesse laplus convenable quand la volée, ayant toute sa voilure, fait 11 à 12 tourspar minute, ce qui représente pour le vent une vitesse de 5 à 6 mètres en-viron par seconde.

Daprès Coulomb, les moulins ne commencent à tourner que quand levent a 4 mètres de vitesse par seconde.

Si la vitesse est de 8 mètres, il faut déshabiller en partie les ailes.

On a reconnu, par expérience, que le rapport de la vitesse du vent aunombre de tours des ailes est sensiblement de 0 m 54; d il suit que si loncompte le nombre de tours de laile dun moulin pendant une minute, etquon multiplie ce nombre par 0 m 54, on aura la vitesse du vent par secondeet en mètres. Daprès Smeaton , il faut multiplier par 3 la vitesse delextrémité tournant avec charge, cest-à-dire que lextrémité de laile vatrois fois plus vite que le vent.

La pression quexerce le vent sur 1 mètre carré de surface de laile,varie avec la vitesse du vent.

2 mètres, la

pression =

0 kil.

492

4

1

968

5

3

075

6

4

428

7

=

6

027

8

=

7

872

9

=

9

963

10

=

12

300

11

=

14

883

12 -

=

17

742

15

=

27

675

18 -

39

852

(Francoeur, Dictionnaire technologique.)

On pourrait ouvrir et fermer les ailes en planches à la manière ordi-naire, en arrêtant le moulin au moyen du frein, en tirant ou poussant cha-cune de ces ailes par lune de leurs extrémités, soit en bas, soit en haut ;mais au moyen dun mécanisme adapté à larbre tournant de la volée, etque lon fait agir de lintérieur du moulin, on peut ouvrir et fermer plusou moins les ailes, proportionner leur surface à la force du vent, sans arrêteraucunement la marche du moulin, sans être obligé de sortir ni daller auxvolants.

Voici en quoi consiste ce mécanisme : A lextrémité de la barre tour-nante la plus rapprochée du centre, à chacune des ailes, est adaptée unelongue crémaillère i (fig. 4) qui vient sengrener dans un pignon centralfixé au bout de la tête de larbre tournant A (fig. 1 et 2). Ce pignon com-munique à une roue dentée dont laxe est formé par une tige de fer qui