MOULIN A VENT.
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indépendamment d’autres causes, a pour but de donner plus de légèreté àla marche de la volée en diminuant le frottement et la pression considé-rable qu’exerce le collet de l’arbre sur son coussinet.
Vers la partie moyenne de l’arbre de la volée est fixé un fort rouageconique H, en bois, de 3 mètres 30 cent, de diamètre, et qui a 86 dents.Cette roue mène un pignon en fonte placé à la partie supérieure de l’arbretournant vertical dont il va être question.
L’arbre horizontal est percé dans toute sa longueur pour recevoir la tigedu mécanisme destiné à faire ouvrir ou fermer les ailes.
Les deux collets de l’arbre sont garnis de bandes de fer ou allumettesqui les conservent cylindriques.
Le collet de la tête tourne sur un coussinet de marbre noir.
Le rouage conique R est entouré comme à l’ordinaire d’un fort cercleen bois que l’on nomme le frein, et qui sert à arrêter le moulin par lapression et le frottement qu’il exerce sur la circonférence du rouet.
L’arbre tournant vertical V est placé au centre du moulin ; il s’élèvedepuis le rez-de-chaussée jusqu’au toit mobile, où son tourillon est reçudans un collier adapté à l’une des pièces de la charpente.
Cet arbre est maintenu dans une position verticale au moyen de colliersen fonte et de coussinets qui sont placés à chaque étage au niveau des plan-chers, dans l’épaisseur du solivage.
Ces colliers sont en fonte tournée, composés de deux demi-cercles réunispar des oreilles ou des charnières qui se trouvent placées dans l’intérieurdu collier et sont réunies par des boulons. Les coussinets, en bois de cor-mier, d’un décimètre d’épaisseur, sont formés de deux parties suscep-tibles de se rapprocher et de s’écarter en différents sens au moyen decoins, de manière à maintenir l'arbre dans une direction verticale, et àempêcher la flexion ou le fouettement qu’il éprouverait par suite de sagrande longueur (près de 15 mètres), s’il n’était pas maintenu en diverspoints par ces coussinets.
Cet arbre porte à sa partie supérieure un pignon conique en fonte, quia 46 dents, et qui engrène avec les dents ou alluchons du grand rouet del'arbre horizontal qui porte la volée. L’arbre vertical fait deux tours pourun de l’arbre de la volée.
A cet arbre sont aussi adaptées : 1° une roue dentée conique et le treuildu monte-sac; 2° des poulies de diamètres différents qui font marcher, aumoyen de courroies, les bluteries, le tarare et les appareils de nettoyagedes grains, ainsi que la scierie.
La pièce principale, que porte l’arbre debout, est le grand hérisson Hqui met en mouvement les pignons des meules.
Cette grande roue a 3 mètres 40 cent, de diamètre ; les bras sont enbois, assemblés solidement dans une couronne en fonte portant 192 dentsde 3 centimètres d’épaisseur et de 1 décimètre de hauteur.
A chaque étage au-dessus des planchers, l’arbre vertical est renfermé