PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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par minute; à 140 tours le blé, emporté par la force centrifuge, s’attacheautour de l’œillard , tourne avec la meule qui, dans ce cas, marche à sec ,ou bien il tombe tout à la fois et engorge l’œillard et 1 s meules lorsque lavitesse vient à se ralentir.
Les trois paires de meules peuvent marcher ensemble et d’accord,lorsque le vent est bon ; mais la petite meule est particulièrement destinéeà suppléer aux deux autres, lorsque le vent est très-faible, c’est-à-direlorsque la volée ne fait que 6 tours et demi par minute. Dans ce cas, lapetite meule peut être mise en mouvement soit par son propre pignon,soit par une courroie adaptée à la poulie à gradins. A 7 tours de volée lapetite meule fait 136 tours par minute.
Lorsque le vent fait absolument défaut, lorsque des réparations à lavolée nécessitent un chômage prolongé, on fait marcher cette meule aumoyen du manège qu’un seul cheval peut conduire pendant deux ou troisheures.
Quand on veut faire usage du manège, on enlève 4 ou 5 dents disposéesà cet effet, de l’engrenage conique de l’arbre horizontal de la volée, on dés-embraye les 3 pignons des meules et l’on serre le frein. L’arbre verticalseul est mis en mouvement par le cheval avec une vitesse d’environ 5 toursà la minute. Au moyen d’une courroie enroulée sur la poulie à 3 gradins,qui fait environ 50 tours à la minute et qui correspond à une autre poulieadaptée au fer de la petite meule , celle-ci marche avec une vitesse conve-nable de 130 à 135 tours par minute; réduisant en farine environ 5 déca-litres ou 40 kilogrammes de blé par heure. Quoique ce produit soit assu-rément bien peu de chose, il n’en est pas moins fort précieux et fort utiledans des cas d’urgence.
Le second étage peut former une chambre d’habitation pour le meu-nier et sa famille, ou un magasin. Cette pièce est séparée de l’escalier parune cloison en briques.
Cet étage ne présente rien qui mérite d’être remarqué, si ce n’est lemécanisme du monte-sac. Celui-ci se compose d’une roue d’angle hori-zontale adaptée au grand arbre vertical et tournant toujours avec lui.Lorsque l’on veut faire usage du monte-sac, on enlève et l’on engrène aumoyen d’un levier à bascule le pignon adapté au treuil sur lequel s’en-roule la corde du monte-sac. Des poulies de renvoi placées à l’étage supé-rieur donnent à la corde la direction convenable afin qu’elle puisse des-cendre verticalement à travers les ouvertures des trappes, qui sont prati-quées à cet effet dans le plancher de chacun des étages du bâtiment, prèsde l’un des poteaux du beffroi ou de la charpente intérieure.
C’est au troisième étage que sont placées les chaises sur lesquelles reposeet tourne le toit mobile. Dans l’intervalle que laissent entre eux les liensqui réunissent la chaise supérieure et la plate-forme du toit, s’élève legrand arbre vertical et le pignon conique qui engrène avec le grand rouetde l’arbre de la volée.