FILIÈRES A TARAUDER.
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a exécuté des travaux importants en serrurerie, s’est fait breveter, en 1817,pour une filière à 4 coussinets, formant couteaux et marchant simultané-ment par une combinaison d’engrenages d’angle et de vis sans fin.
Avant de décrire ces divers systèmes de filières, il nous a paru néces-saire de parler d’abord avec quelques détails de celles ordinaires, qui sontencore le plus généralement employées, ne serait-ce que pour mieux faireressortir les inconvénients qu’elles présentent dans la pratique.
Filière ordinaire a deux coussinets. — Une filière qui est encoretrès-répandue dans bien des ateliers, sans doute en raison de son ancien-neté, est celle dans laquelle l’un des bras est taraudé pour servir de vis depression aux coussinets. Elle n’est pas représentée sur le dessin pl. 15,parce qu’elle est réellement trop connue, et que d’ailleurs elle se trouveencore chez presque tous les quincailliers. Nous avons entendu vivementblâmer ce genre de filière par des ouvriers fort capables et surtout très-bien placés pour en faire l'appréciation ; on peut résumer leurs observations,en disant : que le bras taraudé prend du jeu après un certain temps deservice, que la vis se desserre pendant le travail même, que les coussi-nets qui ne sont plus maintenus se dérangent, et que par suite les filets semâchent. On peut dire aussi que le plus généralement les coussinets sontmal montés et d’un affûtage difficile, d’où il résulte que les filets de visobtenus ne sont pas toujours bien formés et ne présentent pas la régula-rité nécessaire.
Ce système a en outre l’inconvénient d’exiger beaucoup trop de forcepour tarauder des tiges d’une certaine dimension , parce que le plus sou-vent les coussinets ne coupent pas bien et refoulent la matière à tel pointque le diamètre de la tige est sensiblement augmenté après le taraudage.
Filière anglaise ordinaire. — On emploie beaucoup aussi un systèmede filière dite de Slubs à deux coussinets avec une seule vis de pression,mais qui ne se trouve pas dans le prolongement des bras ni dans une direc-tion perpendiculaire à ces derniers.
Le plan fig. l re , pl. 15, en montre bien la disposition.
La fig. 2 en est une section verticale faite suivant la ligne 1-2, et lafig. 3 une section transversale suivant la ligne 3-4.
L’examen de ces figures suffit pour reconnaître le caractère distinctif decette filière, qui est, du reste, d’une construction très-économique etpeut, en raison môme de sa simplicité, rendre des services, en n’en fai-sant l’application que jusqu’à de certaines limites.
Les coussinets a sont ajustés à queue d'bironde dans la mortaise obliquepratiquée à l’intérieur du corps proprement dit A, lequel est forgé d’uneseule et même pièce avec les deux bras B ; un renflement cylindrique b estménagé sur le côté pour recevoir la vis de pression c, taraudée à son centre.Les plans inclinés de la queue d’hironde sont supprimés à l’extrémité d,pour permettre l’introduction et la sortie des coussinets.
Ce système a l’inconvénient de ne pas conserver le centre de l’ouverture