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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dres, décrite dans le vir volume, et qui a été construite plusieurs fois parM. Nillus, du Hûvre. Cette bielle se distingue aussi par plusieurs particu-larités et peut être donnée comme un exemple de bonne construction.Elle remplit par sa disposition une condition très - importante, cellede ne pas varier la longueur totale de centre en centre, malgré l’usure destourillons et des coussinets, parce que l’on peut toujours rectifier le jeu etpar suite la dimension avec facilité.
Les fig. 15 et 16 en donnent la partie supérieure en élévation de face eten coupe verticale par l’axe, elles montrent que les deux branches E de lafourche sont terminées en forme de cylindres verticaux, traversés danstoute leur hauteur par les forts boulons à filets carrés F que l’on retienten dessus et en dessous à l’aide des écrous G. La tête de ces boulons pré-sente un œil elliptique dans lequel s’ajustent les coussinets de bronze e ,qui sont fondus avec une joue d’un côté, et serrés par la clavette c dontl’extrémité traverse une petite douille en cuivre c' sur laquelle s’appliquel’écrou qui doit la rappeler.
On conçoit alors que par cette disposition, si par suite d’usure on arapproché le coussinet inférieur de celui supérieur en serrant la clavette c,on peut toujours, pour conserver à la bielle sa longueur réelle, redes-cendre de la quantité nécessaire les deux boulons de suspension F, endesserrant d’abord les écrous G et en les resserrant ensuite.
Les fig. 18 et 19 montrent aussi de face et de côté les détails de la mêmebielle, la fig. 20 en est une section horizontale faite vers la hauteur de laligne 11-12.
On voit encore par ces figures que cette partie diffère aussi de celle cor-respondante des bielles précédentes; ainsi les deux coussinets qui sontajustés vers le milieu du renflement A sont au nombre de quatre au lieude deux, ajustés les premiers dans le bas et les seconds dans le haut, sui-vant des plans inclinés et ramenés au centre à la fois par les clavettes àvis d et l’intermédiaire des cales i, lorsqu’on serre les écrous qui surmon-tent les douilles en cuivre h.
Ces mêmes coussinets sont maintenus latéralement, non-seulement parleur ajustement à queue mais encore par l’épaisseur des cales i qui y sonten partie encastrées.
Dans cette disposition la longueur du bouton qui est embrassé par lescoussinets est assez considérable, parce qu’on a donné à la bielle uneépaisseur proportionnellement plus forte que celle indiquée dans les autressystèmes, mais on a eu le soin, pour diminuer la section de la fonte, deménager des gorges ou des espèces d’évidements extérieurs.
Quant à la forme du galbe ou du corps de la bielle, elle se compose dequatre fortes nervures garnies de forts chanfreins dans les angles, on a pud’ailleurs se faire une idée exacte et complète de l’ensemble de cettebielle sur le dessin pl. 26, tome vii.