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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

sens, le mouvement de va-et-vient du fil de la chaîne les faisant se tordreavec chacun deux.

Pour opérer le retour ou changement de direction de la marche dunenavette arrivée au bout de son trajet à travers la pièce, il faut disposer lesnavettes de manière quil ny en ait jamais plus dune dans lintervalleextrême des peignes circulaires. Dans laction des pièces qui poussent ceschariots, celui qui est ainsi isolé, change de lui-même de rangée et parconséquent de direction.

Laction des peignes m ni' fait la troisième opération, le rentrage des fils.Cette action est nécessaire : en effet, par la transposition respective dedeux navettes correspondantes dans chaque rang, il sest opéré un croise-ment qui nest pour ainsi dire quapparent pour la personne placée devantla machine, puisque ces fils ne se touchent pas ; dailleurs ce croisement alieu beaucoup plus bas que la ligne appelée ligne centrale qui est cellesuivant laquelle louvrage se fait.

Lintroduction des dents dun des peignes m m!, au-dessous de ce croi-sement, entre les deux fils, et la marche de bas en haut de ces mêmespeignes, jusquà la rencontre de la ligne centrale , réalise ce croisementapparent.

Si on observe en effet le travail, on voit que les fils de la trame formentune croix sur chaque dent du peigne, et ces dents ne se retirent, pouropérer un nouveau croisement, que lorsque la torsion des fils de la trameavec ceux de la chaîne a assuré leur croisement et la forme des mailles.

Les machines du système Levers appartenant au domaine public, ungrand nombre de fabricants soccupèrent de les perfectionner ; les commu-nications de mouvement en occupèrent plusieurs et furent effectuées demanières très-diverses; la première consistait en des pédales et poignéesdirigées par un ouvrier; mais il était fort important de commander toutesles fonctions de la machine au moyen dune seule rotation continue. Nousvoyons que M. Heathcoath a résolu cette question, aussi bien que plusieursautres; mais la plus grande difficulté était de disposer la machine demanière à ce que tous ses mouvements sexécutassent régulièrement à desmoments donnés. Ce fut généralement au moyen de moulins on séries deroues à circonférence brisée ou à crans quon obtint ce résultat. La formeet le nombre de ces moulins furent naturellement très-différents suivantles points quon voulait produire et les mouvements que ces points nécessi-taient. Ces moulins ont été fort simplifiés ou avantageusement remplacéspar des séries dexcentriques, comme on le reconnaît sur la machine repré-sentée, pl. 28 et 29.

Nous citerons cependant le procédé employé par MM. Robinson etMosley, en 1825. Comme dans les machines commandées à la main , lesmouvements qui opèrent le croisement ou la torsion des fils sont en étatde repos pendant tout le temps se fait le rentrage des fils. Ces fabri-cants placèrent sur larbre principal moteur une roue circulaire dont 4/5