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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sens, le mouvement de va-et-vient du fil de la chaîne les faisant se tordreavec chacun d’eux.
Pour opérer le retour ou changement de direction de la marche d’unenavette arrivée au bout de son trajet à travers la pièce, il faut disposer lesnavettes de manière qu’il n’y en ait jamais plus d’une dans l’intervalleextrême des peignes circulaires. Dans l’action des pièces qui poussent ceschariots, celui qui est ainsi isolé, change de lui-même de rangée et parconséquent de direction.
L’action des peignes m ni' fait la troisième opération, le rentrage des fils.Cette action est nécessaire : en effet, par la transposition respective dedeux navettes correspondantes dans chaque rang, il s’est opéré un croise-ment qui n’est pour ainsi dire qu’apparent pour la personne placée devantla machine, puisque ces fils ne se touchent pas ; d’ailleurs ce croisement alieu beaucoup plus bas que la ligne appelée ligne centrale qui est cellesuivant laquelle l’ouvrage se fait.
L’introduction des dents d’un des peignes m m!, au-dessous de ce croi-sement, entre les deux fils, et la marche de bas en haut de ces mêmespeignes, jusqu’à la rencontre de la ligne centrale , réalise ce croisementapparent.
Si on observe en effet le travail, on voit que les fils de la trame formentune croix sur chaque dent du peigne, et ces dents ne se retirent, pouropérer un nouveau croisement, que lorsque la torsion des fils de la trameavec ceux de la chaîne a assuré leur croisement et la forme des mailles.
Les machines du système Levers appartenant au domaine public, ungrand nombre de fabricants s’occupèrent de les perfectionner ; les commu-nications de mouvement en occupèrent plusieurs et furent effectuées demanières très-diverses; la première consistait en des pédales et poignéesdirigées par un ouvrier; mais il était fort important de commander toutesles fonctions de la machine au moyen d’une seule rotation continue. Nousvoyons que M. Heathcoath a résolu cette question, aussi bien que plusieursautres; mais la plus grande difficulté était de disposer la machine demanière à ce que tous ses mouvements s’exécutassent régulièrement à desmoments donnés. Ce fut généralement au moyen de moulins on séries deroues à circonférence brisée ou à crans qu’on obtint ce résultat. La formeet le nombre de ces moulins furent naturellement très-différents suivantles points qu’on voulait produire et les mouvements que ces points nécessi-taient. Ces moulins ont été fort simplifiés ou avantageusement remplacéspar des séries d’excentriques, comme on le reconnaît sur la machine repré-sentée, pl. 28 et 29.
Nous citerons cependant le procédé employé par MM. Robinson etMosley, en 1825. Comme dans les machines commandées à la main , lesmouvements qui opèrent le croisement ou la torsion des fils sont en étatde repos pendant tout le temps où se fait le rentrage des fils. Ces fabri-cants placèrent sur l’arbre principal moteur une roue circulaire dont 4/5