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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
(Warp-machine), afin d’exécuter des broderies sur le tulle déjà fabriqué.
MM. Hazard, Meyns et Bruxelles, de Calais , proposèrent, en 1837, unmécanisme qui effectuait le même ouvrage.
MM. Mallet frères, à Calais , en 1838, fabriquèrent, sur les métiers àtulle-bobin perfectionnés, des tulles à étoiles ou à grains d’orge, et celad’après deux systèmes qui consistaient à exécuter ces dessins, soit aumoyen des fils de la trame, soit au moyen de ceux de la chaîne. A ceteffet, ils rendaient immobiles pendant la formation des étoiles ou grainsd’orge: dans l’un des cas, ceux des fils de la chaîne qui étaient inutiles àla confection du dessin, et les bobines qui continuaient à les traverser,n’avaient aucune action utile à la confection du tulle; dans l’autre cas,c’étaient les bobines inutiles à la formation du dessin qui s’arrêtaient, etles fils de la chaîne continuaient à marcher, n’ayant d’action utile qu’auxendroits où les bobines continuaient à les traverser.
M. Debette Yissocq, de Calais , fit en 1841 des essais pour fabriquer surles machines construites suivant le système Levers, du tulle-tresse (plat-net), uni et à broderie.
A cet effet il employa plusieurs barres de guides sur lesquelles il dispo-sait les fils de deux chaînes pleines et distinctes. Le travail des bobinesautour de la première se faisait à revers ; c’est-à-dire que les roues quiproduisent les mouvements nécessaires aux tors agissaient en sens inversedu mouvement nécessaire pour la fabrication du tulle ordinaire ; cettechaîne était mise en mouvement par une seule barre de guides. L’autrechaîne, autour de laquelle le travail des bobines se faisait dans le sensordinaire, était commandée par deux barres pour le tulle-tresse uni, etpar un nombre indéterminé pour le tulle-tresse à broderie, suivant ledessin qu’on voulait exécuter. Les moulins imprimant le mouvement à cesbarres devaient aussi être organisés et taillés suivant le dessin demandé.
Nous mentionnerons encore, comme s’étant activement occupés au per-fectionnement des métiers à tulle, MM. Machu et Black, de Lille , quiprirent plusieurs brevets à ce sujet en 1835 et 1838.
Nous indiquerons aussi, à cause du rapprochement de ses perfection-nements avec le métier représenté dans nos planches, M. Daniel Kirck,de Caen , qui modifia, en 1840, la machine de Levers. Rendant immobileles peignes circulaires, il opéra toute la torsion des fils par le seul mouve-ment des barres de guides dont il avait, à l’exemple de quelques autrespersonnes, augmenté le nombre.
A cette époque, l’application du mécanisme Jacquart à la fabrication dutulle devint presque générale ; mais ce fut à Calais qu’on s’en occupa leplus activement.
MM. Jourdan et C e , de Cambrai, en 1838; M. Andriès, de Calais , en1840, et d’autres, travaillèrent pour l’application de ce principe.
M. Pearson, à Calais , appliqua, en 1840, le métier à tulle-bobin à laconfection d’un nouveau point imitant le point de Valenciennes; et à cct