ment qui n’est pas tout à fait simultané, de sorte que les fils p et p' serapprochent et s’éloignent alternativement un peu l’un de l’autre.
Une troisième classe de fils p 2 , qui se déroulent d’une série de bobines imontées sur des chariots j dans une seule rangée (fig. 9), se croise avecles précédents. Ces chariots j glissent entre les dents de deux peignescirculaires ou rangées de lames recourbées k (fig. 13), disposées vis-à-visl’une de l’autre. Ces peignes k sont immobiles. Le mouvement des bobines iest perpendiculaire à celui des barres g et /* ; il leur est communiqué pardeux pièces l l' qui saisissent alternativement deux saillies situées à lapartie inférieure des chariots (fig. 9).
Le croisement des fils p 2 , qui servent à lier la trame avec la chaîne a lieutantôt d’un côté, tantôt de l’autre de chaque fil y, vu le mouvement deva-et-vient des barres g et h, ce qui a pour effet de les tordre ensemble.Ce croisement combiné avec le développement des fils de trame forme letulle que l’on veut obtenir.
Deux peignes ou barres de pointes m m' agissant l’un après l’autrede bas en haut, s’engagent entre les fils au-dessous de leur croisement etserrent l’ouvrage contre la pièce fixe n, au bas de laquelle est la ligne cen-trale, ou ligne suivant laquelle se fait l’ouvrage.
Les crochets ou Jacks /, sont fixés sur un arbre O qui a un mouvementoscillatoire en sens inverse du mouvement ascensionnel des fils q du Jac-quart. Ce mouvement a pour but de maintenir sûrement, dans la positionqu’ils doivent occuper, ceux des fils p sur lesquels le Jacquart n’agit pas,tandis que ceux des Jacks sur lesquels il agit, étant tirés en arrière par lesfils q, sont obligés de se courber comme un ressort.
Les fils p tirés par le Jacquart, lorsque les tringles à crochet r sont sou-levées par la marche ascensionnelle des châssis s, viennent occuper laposition 1 (voyez la projection horizontale, fig. 10), entre les crochets g;tandis que ceux des fils qui ne sont pas tirés par le Jacquart viennentoccuper, par le mouvement oscillatoire de l'arbre o qui porte les Jacks, laposition 2 (fig. 10). Lorsque le Jacquart tire un des fils p, celui-ci vient seplacer par rapport à un fil p' dans une position telle que le fil p 2 les entouretous deux et les relie ensemble, c’est ce qui forme un jour; si au con-traire le fil p n’est pas sollicité par le Jacquart, les fils de liaison adjacentsentourent chacun de ces fils pour le relier aux deux fils de chaîne adja-cents, et cela forme du tulle plein.
L’ouvrage fait s’enroule sur une ensouple a 3 , qui est animée d’un mou-vement extrêmement lent, mouvement qui a aussi l’effet de maintenirtous les fils tendus.
Les 800 bobines a a' sont traversées par des axes fixés à des châssis enfer t et tournent librement sur elles-mêmes. Ces axes portent à leur extré-mité une rondelle u (fig. 14), contre laquelle butte un ressort à boudin vqui presse continuellement contre la douille x de la bobine et l’empêchede tourner trop librement.