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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
côté les uns des autres (horizontalement), jours qui seront séparés par descordons formés d’un fil de chaîne et d’un fil de trame autour desquels unfil de liaison est roulé en spirale.
Nous avons indiqué dans la fig. 21 divers jours ainsi ménagés.
La fig. 16 du dessin, planche 23, peut, en complétant ce que nous venonsde dire, donner une idée des genres de dessin que l’on obtient de cettemanière avec cette ingénieuse et intéressante machine.
PARACHUTE INVENTÉ PAR M. FONTAINE,
POUR PRÉVENIR LES ACCIDENTS DANS LES PUITS DE MINES
PAR LA RUPTURE DES CABLES.
La profondeur des exploitations dans les mines d’Anzin a déterminé leur directionà employer le moteur mécanique des puits d’extraction pour faire descendre ou re-monter les ouvriers, et à ne conserver les échelles que comme voie de secours. Pourrégulariser la marche des appareils dans lesquels les ouvriers sont placés, éviter lesrencontres et les chocs, des guides en bois sont établis dans toute la profondeur despuits; mais il restait encore un danger à prévenir, celui de la rupture du câble au-quel ces appareils sont suspendus. Un simple contre-maître , attaché aux ateliersd’Anzin , M. Fontaine, a résolu le problème. Moitié invention , moitié perfectionne-ment, il a construit un système de parachute évidemment supérieur à tout ce qu’onavait imaginé de semblable jusqu’à présent, et la preuve de cette supériorité résultede ce fait même, que les précédents systèmes, restés à l’état d’essai, n’ont point étéadoptés, et que le parachute Fontaine, appliqué par la Compagnie d’Anzin, depuisdeux ans, a complètement justifié l’opinion qu’on en avait conçue.
Une première fois, le câble soutenant une cage dans laquelle était une berline re-montant un ouvrier, se rompit presque à l’orifice du puits; 500 mètres de cordes,pesant 2,000 kilogrammes, furent précipités dans le puits. Le parachute supporta cepoids en même temps qu’il retint la cage, et l’ouvrier fut préservé.
Un second accident fut produit récemment par la rupture de la corde d’extractionà un mètre seulement au-dessus de la cage qu'elle portait, et à 50 mètres du fond dela fosse. Cette cage contenait quatre ouvriers. Les griffes du parachute se déployantpar le jeu du ressort que la rupture de la corde détend d’elle-même, entrèrent dansles guides, et tinrent suspendus dans la fosse les quatre ouvriers qui n’avaientéprouvé qu’un temps d’arrêt, et qui ne s’aperçurent de ce qui était arrivé, que quandon vint les chercher à l’aide d’une autre corde.
Ainsi, cinq ouvriers doivent certainement la vie à M. Fontaine, et la connaissancede ces faits doit dissiper tous les doutes sur ce système de parachute qui sera proba-blement adopté par tous les exploitants qui font descendre et remonter l’ouvrier parles moyens mécaniques.
MM. les ingénieurs des mines ont constaté les résultats des deux accidents quiviennent d’être énoncés, et l’efficacité du parachute Fontaine, pour préserver leshommes à la fois de la chute des corps qui peuvent être lancés au-dessus de leurstêtes, et de leur propre chute, en cas de rupture du câble qui les supporte; leurdernier rapport est concluant sur tous les points.