Band 
Tome huitième.
JPEG-Download
 

368

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

côté les uns des autres (horizontalement), jours qui seront séparés par descordons formés dun fil de chaîne et dun fil de trame autour desquels unfil de liaison est roulé en spirale.

Nous avons indiqué dans la fig. 21 divers jours ainsi ménagés.

La fig. 16 du dessin, planche 23, peut, en complétant ce que nous venonsde dire, donner une idée des genres de dessin que lon obtient de cettemanière avec cette ingénieuse et intéressante machine.

PARACHUTE INVENTÉ PAR M. FONTAINE,

POUR PRÉVENIR LES ACCIDENTS DANS LES PUITS DE MINES

PAR LA RUPTURE DES CABLES.

La profondeur des exploitations dans les mines dAnzin a déterminé leur directionà employer le moteur mécanique des puits dextraction pour faire descendre ou re-monter les ouvriers, et à ne conserver les échelles que comme voie de secours. Pourrégulariser la marche des appareils dans lesquels les ouvriers sont placés, éviter lesrencontres et les chocs, des guides en bois sont établis dans toute la profondeur despuits; mais il restait encore un danger à prévenir, celui de la rupture du câble au-quel ces appareils sont suspendus. Un simple contre-maître , attaché aux ateliersdAnzin , M. Fontaine, a résolu le problème. Moitié invention , moitié perfectionne-ment, il a construit un système de parachute évidemment supérieur à tout ce quonavait imaginé de semblable jusquà présent, et la preuve de cette supériorité résultede ce fait même, que les précédents systèmes, restés à létat dessai, nont point étéadoptés, et que le parachute Fontaine, appliqué par la Compagnie dAnzin, depuisdeux ans, a complètement justifié lopinion quon en avait conçue.

Une première fois, le câble soutenant une cage dans laquelle était une berline re-montant un ouvrier, se rompit presque à lorifice du puits; 500 mètres de cordes,pesant 2,000 kilogrammes, furent précipités dans le puits. Le parachute supporta cepoids en même temps quil retint la cage, et louvrier fut préservé.

Un second accident fut produit récemment par la rupture de la corde dextractionà un mètre seulement au-dessus de la cage qu'elle portait, et à 50 mètres du fond dela fosse. Cette cage contenait quatre ouvriers. Les griffes du parachute se déployantpar le jeu du ressort que la rupture de la corde détend delle-même, entrèrent dansles guides, et tinrent suspendus dans la fosse les quatre ouvriers qui navaientéprouvé quun temps darrêt, et qui ne saperçurent de ce qui était arrivé, que quandon vint les chercher à laide dune autre corde.

Ainsi, cinq ouvriers doivent certainement la vie à M. Fontaine, et la connaissancede ces faits doit dissiper tous les doutes sur ce système de parachute qui sera proba-blement adopté par tous les exploitants qui font descendre et remonter louvrier parles moyens mécaniques.

MM. les ingénieurs des mines ont constaté les résultats des deux accidents quiviennent dêtre énoncés, et lefficacité du parachute Fontaine, pour préserver leshommes à la fois de la chute des corps qui peuvent être lancés au-dessus de leurstêtes, et de leur propre chute, en cas de rupture du câble qui les supporte; leurdernier rapport est concluant sur tous les points.