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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
un petit espace. Il en résulte aussi que le déchet des fers chauffés ne dé-passe pas 3 p. 100. Cette chaleur adoucissant d’ailleurs tellement le ferpour l’étirer, que depuis un an que ce procédé est appliqué, il n’y a paseu un seul cylindre cassé.
Pour la bonne et utile application de ce mode de chauffage, il faut tenircompte des observations suivantes : Les affineries doivent être réglées àmarcher ensemble, autant qu’il se peut; les fers devront être placés dans lefour, un peu après que les affineurs ont disposé leur fonte dans le creusetpour la pièce qu’ils vont affiner. Or, le temps nécessaire au chauffage et àl’étirage des fers chauffés est le même que celui nécessaire à l’affinage dechaque pièce, et c’est chose facile que de régler le travail des ouvriers à sesuivre ainsi ; mais, en tous cas, on devra toujours retirer les fers chauffés,avant la sortie des pièces des affineries, parce qu’il résulte de cette vidangeun refroidissement inévitable, qui ne permettrait plus de sortir les fers àétirer qu’un quart d’heure ou vingt minutes après la pièce suivante recom-mencée.
Les ouvriers ne devront pas jeter d’eau dans l’intérieur des affineries,ni pendant l’affinage, ni après chaque pièce terminée, comme ils en ontl’habitude, ce mouillage n’ayant d’ailleurs aucuns résultats utiles à l’opéra-tion et n’étant fait que pour diminuer la chaleur reflétée au dehors des affi-neries et qui incommode les ouvriers en travaillant ; mais l’auteur a pourvuà cela en mettant très-épaisse la paroi qui sépare l’ouvrier de raffinerie eten faisant très-basse et très-étroite l’ouverture de travail.
En allumant les feux d’affinerie le dimanche soir, le four de réchauffagen’est à la température suffisante pour chauffer les fers que le lundi soir, etmieux même le mardi matin ; mais pour qu’il n’y ait pas de temps impro-ductif pour l’exploitation, le four de chauffage peut servir à cuire de lachaux. Les pierres un peu concassées se placent sur toute la surface de lasole du four pour une épaisseur de 20 centimètres, et ces pierres sontparfaitement cuites pendant les trente heures qui sont nécessaires pouramener le four à la température convenable.
La dépense de cet appareil complet, composé de deux feux d’affinerie etd’un four de réchauffage, est variable suivant les prix des matériaux deconstruction, suivant que les plaques de fonte se font à l’usine ou au de-hors ; mais elle est très-approximativement évaluée à 3,000 francs sans lacheminée. Il est toujours facile de mener ce conduit de flamme dans unecheminée existant déjà et alimentant même un autre four sans que celanuise au tirage de celui-ci, si on a le soin de ne pas mettre la nouvelleintroduction à la même hauteur que celle déjà faite, et en admettant,toutefois, que la section intérieure de cette cheminée ait au moins 8 m 500de côté.
Voici, d’après M. Karr, un compte de revient qui pourrait servir de baseà toutes les usines dans les conditions indiquées précédemment :
Chacun des fours peut chauffer, comme nous l’avons dit, 4000 kil. de