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PUBLICATION’ INDUSTRIELLE.
effet, un fort courant d’air sec et chaud, afin d’élever la température etles priver de leur humidité. Cet air sec et chaud doit arriver dans l’appa-reil par une de ses extrémités la plus inférieure, puis être aspiré à la par-tie supérieure, soit par une pompe aspirante, soit parle vide obtenu par dela vapeur d’eau condensée dans des récipients ad hoc.
Lorsque la dessiccation des bois est jugée suffisante, on intercepte l’ar-rivée du courant d’air chaud et on laisse encore agir le système d’aspira-tion afin de faire le vide dans l’appareil.
Le vide approximatif obtenu, on ouvre le robinet d’un conduit fixé à lachambre, aboutissant à un vaste réservoir contenant soit une dissolutionchaude de sulfate de fer, soit une dissolution chaude de sulfate de cuivre,de sulfate d’alumine ou de sulfate de zinc.
Par suite du vide obtenu dans la chambre, la liqueur chaude, destinée àl’imprégnation des bois, se rend elle-même dans cet appareil et opèreimmédiatement. Le temps nécessaire à cette opération est encore en rai-son des dimensions et de la densité des bois, mais dans tout état de chosesla durée est plus courte que si elle avait été faite à froid et à l’air libre etmôme dans le vide.
L’imprégnation terminée, il ne reste plus qu’à faire sortir de la chambrela liqueur saline, ce qui s’obtient en ouvrant un robinet (car pour éviterla main-d’œuvre il faut que le réservoir soit placé en contre bas de lachambre, où il faut avoir deux appareils, dont l’un agit tandis que l’onvide l’autre, et alors l’aspiration et l’éviction de la liqueur s’obtiennent àl’aide du vidé), puis on fait sécher le bois à l’air libre.
Les substances chim'ques ainsi employées n’augmentent ni la pesanteurni la densité des bois; ceux-ci sont aussi élastiques, aussi maniables aprèsqu'avant; on peut les travailler avec la même facilité, ils ne changent pasde couleur et sont absolument inodores.
Les sels absorbés deviennent insolubles, même à l’eau bouillante, ensorte que les bois préparés conservent les qualités qu’ds ont acquises pen-dant un temps déterminé.
Les tissus, les fils, les cordages et les autres substances végétales etanimales peuvent s’imprégner très-bien en les plaçant dans des bains deliqueur saline froide à l’air chaud.
L’auteur emploie ainsi tous les sulfates et tous les sels chimiques quipeuvent atteindre le même résultat. La dissolution employée se fait engénéral dans la proportion de 1000 à 1500 grammes de sel pour 10 litresd’eau. On modifie ces proportions suivant la nature des substances chi-miques.
Nous avons publié dans le I er volume du Génie Industriel, les diversmoyens proposés pour la préparation et la conservation des bois.