FABRICATION DE LA MONNAIE. 413
en donnant la solidité désirable à l’appareil, permet cependant de le dé-monter et de le remonter avec la plus grande facilité.
Extérieurement, et en regard de chaque creuset, sont deux plaques enfonte superposées J, J', dont l’une, celle inférieure, est percée à son mi-lieu, vers la partie inférieure, suivant une ouverture rectangulaire I, quipermet de regarder au besoin sous le creuset, et que l’on bouche avec unebrique, lorsque le fourneau est en activité. Cette plaque porte plus hautdeux petits pitons .?, qui servent à accrocher la plaque horizontale enfonte K, placée horizontalement sur l’excavation ménagée en avant dufourneau, sur le prolongement de celle qui existe sous le creuset; ainsi,quand on veut approcher de celui-ci, on relève cette plaque et on l’ac-croche par ses deux pitons; puis, quand la visite est faite, on la laissereposer sur le clutssis en fonte L, qui est établi à fleur du sol sur la ma-çonnerie.
La plaque supérieure J' est en partie circulaire, concentrique à la capacité cylindrique du four; elle porte une poignée vers son milieu, pourqu’on puisse l’enlever ou la remettre à volonté. A sa partie supérieure estrapportée une petite traverse en fer t qui, avec le rebord circulaire u,forme un joint parfait sur le four, le jeu qui existe entre ces pièces et larondelle de fonte e, qui couvre le bord du creuset, étant rempli d’argile oude terre réfractaire.
On a aussi ménagé sur le devant de l’appareil, entre les deux fours, desregards qui permettent de visiter au besoin les carneaux d’échappement M,par lesquels la flamme et la fumée sont conduites, après avoir chauffé lescreusets, jusqu’à la cheminée d’appel qui peut être commune aux deuxfourneaux. Ces regards sont fermés par des bouchons en fonte x, que l’ongarnit intérieurement de briques ou de terre, et que l’on fixe par des vis surla face extérieure des plaques verticales F. On a aussi ménagé, vers l’autreextrémité des carneaux de sortie, un autre regard que l’on ferme de mêmepar une plaque de fonte y, laquelle recouvre le conduit vertical communqui communique avec la cheminée et avec les deux carneaux M.
Travail de l’appareil. — Comme nous l’avons dit, chacun des deuxfours représentés peut opérer ensemble ou séparément, et toujours indé-pendamment l’un de l’autre. Lorsque leurs creusets sont remplis de mé-tal, on charge les grilles E ; on place les couvercles /, on ferme les regardset les portes, puis on allume. La flamme et la fumée, qui se dégagent dechacun des foyers, viennent alors, en traversant le canal de communica-tion H, circuler tout autour de la paroi extérieure des creusets, afin dechauffer ceux-ci dans toute leur étendue, puis elles s’échappent dans lescarneaux latéraux M, qui les conduisent à la cheminée. On a le soin desoulever de temps à autre le couvercle k, afin de piquer le feu et d’activerla combustion. On enlève aussi, par l’ouverture que découvre ce couvercle,toutes les braises qui sont tombées dans le cendrier et que l’on conservedans des étouffoirs en tôle, comme font les boulangers,