Band 
Tome huitième.
JPEG-Download
 

416

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

le mécanisme de chacun deux est exactement identique et permet de lesmanœuvrer séparément.

Le mouvement circulaire alternatif ou de va-et-vient quon doit impri-mer aux chariots, et par suite aux plaques mobiles des moules, a lieu aumoyen dune combinaison de leviers qui ont leur point dappui sur lesdeux supports ou montants en fer G, G', lesquels sont directement bou-lonnés sur la plate-forme, et reliés entre eux par un croisillon ou croix desaint-andré n, qui est également en fer.

Le levier supérieur H, à laide duquel on manœuvre, se termine par unepoignée et sarticule sur le sommet du montant G'; il est assemblé par arti-culation au lien ou bielle I, qui le relie au levier intermédiaire J, lui com-munique naturellement le mouvement ascensionnel ou descensionnel quilreçoit, et le transmet ensuite, à laide de la seconde tige Iv, au troisièmelevier à deux branches L. Ce dernier a son point dappui dans la coulissedu support M, qui est aussi fixé sur la plate-forme. Lune de ses branches,celle qui sadapte à la tige K, est percée de plusieurs trous, afin de per-mettre de varier sa longueur, et par suite la quantité de mouvement. Saseconde branche est reliée par articulation à une oreille du chariot mo-bile F, quil force à marcher à droite ou à gauche, suivant quon élève ouquon abaisse le grand levier H.

Dans la position indiquée en lignes pleines sur la fig. 8, le levier H étantbaissé, les plaques de chaque moule sont rapprochées, par conséquent lesmoules sont fermés. Lorsque, au contraire, le levier H est relevé, le mé-canisme occupe la position indiquée en lignes ponctuées, les plaques sontalors écartées, et par suite les moules ouverts. On a eu le soin de placerdeux points darrêt sur le prolongement du support vertical G pour limiterles deux positions extrêmes du levier H, que lon dégage toutes les foisquon veut le faire mouvoir.

Une cuvette en fonte N est suspendue par des fils de fer aux deux mon-tants G, G'. Dans chacun des trois systèmes, cette cuvette contient delhuile qui sert à enduire les surfaces intérieures des plaques de chaquemoule. Cette opération, qui se fait simplement à laide dune brosse, a lieutoutes les fois que lon veut introduire le métal en fusion dans les moules ;elle sert à les faire joindre très-hermétiquement, et à empêcher que leslingots coulés nadhèrent trop fortement à la fonte.

On a aussi disposé au-dessous des moules une auge circulaire en fonte,composée de six segments à rebords O, reliés ensemble par un cercle enfer o et reposant sur le sol ; cette auge est destinée à recevoir lexcédantdelhuile et du métal fondu qui pourrait séchapper des moules pendantla coulée.

Daprès ce qui précède, il est facile de comprendre la marche dunelingotière : lorsque les leviers sont élevés cemme lindiquent les lignesponctuées fig. 8, les plaques des quatre moules qui composent un systèmecorrespondant au même chariot sont écartées, et permettent, soit de reti-