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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
le mécanisme de chacun d’eux est exactement identique et permet de lesmanœuvrer séparément.
Le mouvement circulaire alternatif ou de va-et-vient qu’on doit impri-mer aux chariots, et par suite aux plaques mobiles des moules, a lieu aumoyen d’une combinaison de leviers qui ont leur point d’appui sur lesdeux supports ou montants en fer G, G', lesquels sont directement bou-lonnés sur la plate-forme, et reliés entre eux par un croisillon ou croix desaint-andré n, qui est également en fer.
Le levier supérieur H, à l’aide duquel on manœuvre, se termine par unepoignée et s’articule sur le sommet du montant G'; il est assemblé par arti-culation au lien ou bielle I, qui le relie au levier intermédiaire J, lui com-munique naturellement le mouvement ascensionnel ou descensionnel qu’ilreçoit, et le transmet ensuite, à l’aide de la seconde tige Iv, au troisièmelevier à deux branches L. Ce dernier a son point d’appui dans la coulissedu support M, qui est aussi fixé sur la plate-forme. L’une de ses branches,celle qui s’adapte à la tige K, est percée de plusieurs trous, afin de per-mettre de varier sa longueur, et par suite la quantité de mouvement. Saseconde branche est reliée par articulation à une oreille du chariot mo-bile F, qu’il force à marcher à droite ou à gauche, suivant qu’on élève ouqu’on abaisse le grand levier H.
Dans la position indiquée en lignes pleines sur la fig. 8, le levier H étantbaissé, les plaques de chaque moule sont rapprochées, par conséquent lesmoules sont fermés. Lorsque, au contraire, le levier H est relevé, le mé-canisme occupe la position indiquée en lignes ponctuées, les plaques sontalors écartées, et par suite les moules ouverts. On a eu le soin de placerdeux points d’arrêt sur le prolongement du support vertical G pour limiterles deux positions extrêmes du levier H, que l’on dégage toutes les foisqu’on veut le faire mouvoir.
Une cuvette en fonte N est suspendue par des fils de fer aux deux mon-tants G, G'. Dans chacun des trois systèmes, cette cuvette contient del’huile qui sert à enduire les surfaces intérieures des plaques de chaquemoule. Cette opération, qui se fait simplement à l’aide d’une brosse, a lieutoutes les fois que l’on veut introduire le métal en fusion dans les moules ;elle sert à les faire joindre très-hermétiquement, et à empêcher que leslingots coulés n’adhèrent trop fortement à la fonte.
On a aussi disposé au-dessous des moules une auge circulaire en fonte,composée de six segments à rebords O, reliés ensemble par un cercle enfer o et reposant sur le sol ; cette auge est destinée à recevoir l’excédantdel ’huile et du métal fondu qui pourrait s’échapper des moules pendantla coulée.
D’après ce qui précède, il est facile de comprendre la marche d’unelingotière : lorsque les leviers sont élevés cemme l’indiquent les lignesponctuées fig. 8, les plaques des quatre moules qui composent un systèmecorrespondant au même chariot sont écartées, et permettent, soit de reti-