MACHINES A PEIGNE H LE LIN.
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Le bâti à l’extérieur duquel sont adaptés tous les mouvements, se com-pose de deux châssis verticaux en fonte à nervures O, qui sont évidés danscertaines parties, étendus ou élevés dans d’autres, afin de porter auxplaces nécessaires chacun des axes, des paliers et coussinets existants.
La commande principale est prise sur l’un des cylindres à brosse, dontl’arbre est prolongé d’un bout, en dehors du bâti, pour recevoir les deuxpoulies P, P', dont l’une fixe est mise en mouvement par l’arbre moteurde l’usine, et l’autre folle sert à interrompre ce mouvement à volonté.Entre la poulie P et le bâti, est monté, sur le même axe, un pignon droitg, de 60 dents, qui engrène avec la roue droite Q, d’un diamètre double,placée sur l’axe A du peigneur correspondant. Cette roue, engrenantdirectement avec une autre Q' tout à fait semblable et de même dimen-sion, rapportée sur l’axe A' du second peigneur, lui transmet la mêmevitesse, mais en sens contraire; celte dernière commande aussi à sontour le pignon g' qui se trouve sur l’axe du second cylindre à brosses.
Comme dans la marche normale de la machine, la poulie P, et par con-séquent les cylindres à brosses, tournent à la vitesse de 120 révolutionspar minute, on voit déjà que celle des deux peigneurs est moitié, soitde 60 révolutions ; et comme ils sont garnis chacun de six peignes, lesmèches de lin soumises à leur action reçoivent donc, dans cet espace detemps,
6 x 60 = 360 coups de peigne de chaque côté.
Les brosses étant au nombre de trois sur chaque cylindre, donnentautant de coups, puisqu’en somme elles marchent à la même vitesse à lacirconférence, car elles se trouvent sur un rayon moitié plus petit quecelui des peignes, et elles tournent à une vitesse double.
Du même côté extérieur de la machine se trouve encore un petit pignondroit g 2 (fig. 8), qui n’a que 0 m 17 de diamètre, et qui est commandé parle premier g, pour faire marcher les peignes des cardes. L’axe de ce petitpignon porte un excentrique circulaire r, embrassé par un collier en deuxpièces qui fait corps avec la tige en fer t, laquelle se prolonge jusqu’aulevier double s, rapporté à l’une des extrémités de l’axe de l’un des deuxpeignes à dents angulaires^. Une seconde tringle l' relie le même levierdouble s à un levier simple s', fixé à l’extrémité de l’axe du second peigne,afin de lui transmettre le mouvement alternatif que l’excentrique circu-laire communique au premier, mais seulement en sens contraire. Lesautres mouvements sont appliqués comme le montrent les fig. 6 et 7, surle côté opposé, c’est-à-dire en tête de la machine.
Ainsi, les axes A et A' des deux peigneurs portent chacun un pignondroit u de 30 dents, qui engrène avec une roue droite K, de 96 dents,montée sur un bout d’axe intermédiaire, et solidaire avec un pignon u'égal an précédent, pour commander la roue droite S, de 120 dents ; cettedernière est alors ajustée sur l’extrémité de l’axe du cylindre à cardes.
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VIII.