Band 
Tome huitième.
JPEG-Download
 

480

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

celle des cornues en terre est de 0,07 à 0,08; que la fonte est bon conduc-teur de la chaleur, tandis que la terre en est un très-mauvais; quunecornue en fonte se chauffera plus facilement et transmettra plus de calo-rique rayonnant à une masse de houille quune cornue en terre, et que,toutes compensations établies, les conditions déconomies dachat, dedurée et dentretien devant être écartées, tout lavantage appartient auxcornues en fonte dans la question de leur application aux appareils parti-culiers, comparativement avec les cornues en terre.

II faut donc protéger les cornues contre laction trop directe du calo-rique ; seulement, au lieu de le faire au moyen de voûtes épaisses, percéessur les côtés détroits carneaux, laissant à peine un passage à la flamme,il faut les asseoir sur des plaques en terre réfractaire de 0,05 dépaisseur,posées sur les pieds-droits du foyer.

Lhumidité du sol sur lequel reposent les fourneaux, peut augmenterconsidérablement la perte du calorique. Il sera donc toujours avantageuxde construire le fourneau sur une voûte qui ne laissera la maçonnerie encontact quavec une couche dair; on sait dailleurs que la perte de cha-leur par rayonnement est beaucoup moins grande dans latmosphère quaucontact du sol ; cest pourquoi nous recommandons aussi linterpositiondes couches dair dans lintérieur des massifs. Nous avons par ce moyendiminué les pertes qui résultent du rayonnement, et pu éviter daugmen-ter outre mesure les épaisseurs de maçonnerie. Les précautions que nousrecommandons ont une importance telle que, pour mieux la faire com-prendre, nous ne pouvons résister au désir de reproduire un passage duTraité de lÉclairage, publié par M. Magnier.

Nous lisons, chapitre iv, page 112 : «La quantité de chaleur perdue (parle rayonnement) reste dans les proportions exactes des excès de tempéra-ture, cest-à-dire que, pour une épaisseur de 0,11, si lintérieur du four-neau, au lieu dêtre à 100°, est à 200°, au lieu de 366,4, on aura 732,8 ca-lories perdues.

« Ainsi, supposons que la température moyenne de lintérieur soit 900",et que lon veuille connaître la perte par le rayonnement pour une épais-seur de brique de = 0,44 ; nous aurons 9 x 129,1 = 1162 unités calori-fiques par heure et par mètre carré.

« Si lon admet que la surface intérieure du fourneau, qui se trouve àcette température, soit de 16 mètres carrés, ce qui correspond à peu prèsà un four à cinq cornues ; si, de plus, lépaisseur uniforme est de 0,44, ontrouve que la quantité de chaleur perdue par heure serait de 1162 x 16= 18592 unités calorifiques.

« On appelle unité calorifique la quantité de chaleur nécessaire pourélever dun degré centigrade la température dun kilogramme deau, etlon sait quun kilogramme de houille développe par sa combustionenviron 6000 unités calorifiques.

« Maintenant, si nous voulons savoir combien de kilogrammes de char-