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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
celle des cornues en terre est de 0,07 à 0,08; que la fonte est bon conduc-teur de la chaleur, tandis que la terre en est un très-mauvais; qu’unecornue en fonte se chauffera plus facilement et transmettra plus de calo-rique rayonnant à une masse de houille qu’une cornue en terre, et que,toutes compensations établies, les conditions d’économies d’achat, dedurée et d’entretien devant être écartées, tout l’avantage appartient auxcornues en fonte dans la question de leur application aux appareils parti-culiers, comparativement avec les cornues en terre.
II faut donc protéger les cornues contre l’action trop directe du calo-rique ; seulement, au lieu de le faire au moyen de voûtes épaisses, percéessur les côtés d’étroits carneaux, laissant à peine un passage à la flamme,il faut les asseoir sur des plaques en terre réfractaire de 0,05 d’épaisseur,posées sur les pieds-droits du foyer.
L’humidité du sol sur lequel reposent les fourneaux, peut augmenterconsidérablement la perte du calorique. Il sera donc toujours avantageuxde construire le fourneau sur une voûte qui ne laissera la maçonnerie encontact qu’avec une couche d’air; on sait d’ailleurs que la perte de cha-leur par rayonnement est beaucoup moins grande dans l’atmosphère qu’aucontact du sol ; c’est pourquoi nous recommandons aussi l’interpositiondes couches d’air dans l’intérieur des massifs. Nous avons par ce moyendiminué les pertes qui résultent du rayonnement, et pu éviter d’augmen-ter outre mesure les épaisseurs de maçonnerie. Les précautions que nousrecommandons ont une importance telle que, pour mieux la faire com-prendre, nous ne pouvons résister au désir de reproduire un passage duTraité de l’Éclairage, publié par M. Magnier.
Nous lisons, chapitre iv, page 112 : «La quantité de chaleur perdue (parle rayonnement) reste dans les proportions exactes des excès de tempéra-ture, c’est-à-dire que, pour une épaisseur de 0,11, si l’intérieur du four-neau, au lieu d’être à 100°, est à 200°, au lieu de 366,4, on aura 732,8 ca-lories perdues.
« Ainsi, supposons que la température moyenne de l’intérieur soit 900",et que l’on veuille connaître la perte par le rayonnement pour une épais-seur de brique de = 0,44 ; nous aurons 9 x 129,1 = 1162 unités calori-fiques par heure et par mètre carré.
« Si l’on admet que la surface intérieure du fourneau, qui se trouve àcette température, soit de 16 mètres carrés, ce qui correspond à peu prèsà un four à cinq cornues ; si, de plus, l’épaisseur uniforme est de 0,44, ontrouve que la quantité de chaleur perdue par heure serait de 1162 x 16= 18592 unités calorifiques.
« On appelle unité calorifique la quantité de chaleur nécessaire pourélever d’un degré centigrade la température d’un kilogramme d’eau, etl’on sait qu’un kilogramme de houille développe par sa combustionenviron 6000 unités calorifiques.
« Maintenant, si nous voulons savoir combien de kilogrammes de char-