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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
faudage de la cloche du gazomètre, un appareil de fabrication pour 100becs coûterait environ 70 fr. par bec.
Les frais d’installation des tuyaux de distribution pour conduire le gazaux becs peuvent être estimés à 25 fr. par bec, si les tuyaux sont enplomb, à 35 ou 40 fr. s’ils sont en fer.
Pour 150 becs, les dimensions du gazomètre étant seules augmentées etl’appareil d’épuration au complet, la dépense serait de 55 fr. par bec (lesfrais d’installation pour les tuyaux de distribution restant les mômes).
Pour 300 becs, ils ne seraient plus que de 45 à 50 fr.
MACHINES A BATTRE LOCOMOBILES,
Par M. I.OTZ, mécanicien à Nantes .
Cette machine est montée sur une voiture à deux roues ; le moteur àvapeur est sur l’arrière, la machine à battre sur le devant. Toutes les pré-cautions ont été prises contre l’incendie, au moyen de grilles qui empê-chent l’échappement de parcelles de charbon enflammées. Cette machine,que l’on a pu voir à la dernière exposition agricole d’Orléans , tient fortpeu de place ; deux chevaux la conduisent facilement à destination. Lamachine à vapeur est de la force de trois chevaux-vapeur ; elle n’use que5 à 6 hectolitres de charbon par jour. La machine à battre, à laquelle ellesert de moteur, ne vanne pas. Elle n’a pas de cylindres alimentaires ; lagerbe déliée passe presque tout entière entre les batteurs, d’où elle sortbien battue; le grain doit tomber sur une aire bien propre, d’où on leretire pour le nettoyer quand l’opération est terminée. Servie par dix oudouze personnes, cette machine peut battre 200 à 250 hectolitres de blépar jour. Elle coûte 3,000 fr. Peut-être trouverait-elle son applicationdans le Perthois, le Valage, la Brie, pays où les fermiers font d’énormesrécoltes en froment.
Le même fabricant avait aussi exposé une machine locomobile mue pardeux chevaux; elle est du même système que celle mue par la vapeur;elle est aussi montée sur deux roues. En arrivant sur le lieu du battage, oncreuse deux trous pour enterrer les roues d’environ 20 centimètres, celasuffit pour rendre la machine suffisamment fixe. La traction est directe surla roue motrice. Les chevaux tournent autour de la machine. Les bras desleviers sont très-longs, mais la couronne dentée très-grande, et son pignontrès-petit, ce qui permet aux chevaux de marcher au pas ordinaire de 0 m 90au plus par seconde ; on a alors le temps d'apporter les gerbes, de lier lapaille et d’enlever le grain pendant que les chevaux font leur révolutionautour de l’axe. Cette machine est bien construite, ne vanne pas, et sonprix est de 1,000 fr. seulement.