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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
BOITE A GRAISSE PERFECTIONNÉE PAR M. VALLOD, INGÉNIEUR A PARIS ,REPRÉSENTÉE FIG. 8, 9, 10 ET H, PL. 39.
Le système de boîte à graisse qui a été perfectionné par M. Vallod, sedistingue par le mode de suspension d’un cylindre ou rouleau léger, mo-bile et constamment mis en contact avec la surface du tourillon auquel ildoit apporter l’huile ou la graisse contenue dans un réservoir inférieur, etl’on obtient ainsi un graissage constant et régulier, qui a l’avantage deconsommer beaucoup moins de substance, et d’éviter réchauffement destourillons et des essieux.
De ce que dans un wagon, comme en général dans un véhicule quel-conque, toute la charge qui est portée par les essieux, pèse sur le coussi-net placé en dessus, on a beaucoup de difficulté à maintenir le graissage,on dépense très-souvent l’huile ou la graisse en pure perte, et encore ilarrive que dans certains cas le tourillon s’échauffe, grippe, occasionne desfrottements considérables qui augmentent énormément les résistances.
La disposition de M. Vallod évite complètement ces inconvénients, etpermet de réaliser, en peu de temps, une économie très-grande sur la con-sommation. Elle est d’autant plus avantageuse, qu’elle peut s’appliqueravec facilité à tous les wagons en usage sans modification notable, et parconséquent sans grande dépense. Elle consiste dans l’application d'unesorte de galet ou de rouleau cylindrique A qui est placé en dessous et aumilieu du tourillon de l’essieu B du wagon. Ce rouleau doit être très-léger,par exemple en bois ou en zinc très-mince, et en même temps il doit tour-ner librement sur lui-même, c’est pourquoi il est traversé à son centrepar un axe en fer a, qui est d’un très-petit diamètre, et dont les extrémi-tés portent sur les entailles de deux branches d’une fourche en fer G. Or,celle-ci est assemblée à charnière par sa partie inférieure, formant oreille,avec le bout d’un levier coudé en fer forgé D, qui peut osciller sur son tou-rillon 6, que porte une chape en fer ; l’autre branche de ce levier se terminepar une partie renflée cl qui sert de contre-poids, afin de tenir le tout ensuspension, et forcer le galet ou rouleau à se maintenir appuyé contre lasurface inférieure du tourillon, sans cependant produire une pression ouune adhérence trop considérable.
Toute cette partie du mécanisme graisseur est logée dans un réservoirinférieur en fonte E, qui se relie à la boîte supérieure proprement dite F,par deux boulons latéraux e. Celle-ci est, comme à l’ordinaire, fondueavec une joue verticale /’, formant une sorte de plaque de garde, à l’extré-mité du tourillon, et avec des parties élevées pour former un récipient ouréservoir à graisse g, que l'on recouvre d’une plaque de tôle h, et qui àl’aide de deux trous évasés, prolongés aussi à travers l’épaisseur du cous-sinet en bronze i, est en communication avec la partie supérieure du tou-rillon. Ainsi, on voit que le système est à deux fins, il permet d’employer