PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS
DAN S
LES MÉTIERS A LA JACOUART,
Par m. C«UPSiE'B’, fabricant de tulle,
Et M. SJ ASSISE , contre-maître de la maison Lehoultà Saint-Quentin (Aisne ).
(planche 40.)
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Nous avons déjà eu l’occasion de publier, dans le V e volume de ceRecueil, un système de métier dit Jacquart, avec bâtis en fonte, commeon les construit assez généralement. Tout le monde connaît aujourd’huices ingénieuses machines, qui, par les immenses services qu’elles rendentà l’industrie des tissus, ont immortalisé leur auteur. On peut dire qu’iln’existe pas de fabrique de châles, de dentelles, de soieries, d’étoffes detout genre qui n’emploie des Jacquart, métiers devenus indispensablespour produire ces riches tissus, à dessins et à couleurs si variés.
MM. Couplet et Carré, de Saint-Quentin , faisant eux-mêmes usage deces appareils et les ayant étudiés sous toutes leurs faces, ont su en appré-cier toute l’importance et tout le mérite. Mais ils ont aussi reconnucomme nous que depuis longtemps on ne parait pas avoir apporté beau-coup de changements ni d’améliorations dans le mécanisme.
En voyant tous les progrès que l’on a faits dans la partie mécanique,depuis un certain nombre d’années, il était naturel de penser que les mé-tiers Jacquart seraient eux-mêmes bien perfectionnés, et par suite à lahauteur de bien d’autres machines, devenues sans contredit bien supé-rieures en exécution comme en combinaisons de mouvement, à celles quiles avaient précédées.
Mais il n’en a pas été ainsi, c’est pourquoi on trouve considérablement àfaire, lorsqu’on veut remédier aux inconvénients que ces métiers présen-