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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

teurs, ces appareils, ces métiers, en est-il qui comprennent les ingé-nieuses combinaisons mécaniques qui les composent ?

La plupart ne recevant aucune explication sur le jeu, sur la dispositiondu mécanisme, nayant dailleurs pas de dessin qui leur en retrace limage,nen peuvent évidemment conserver aucun souvenir.

Ce sont surtout les constructeurs, les manufacturiers, les contre-maîtresqui recherchent avec le plus davidité les Recueils dans lesquels ils pour-raient trouver les planches gravées et les descriptions techniques des ma-chines, des outils quils ont remarqués à lExposition universelle .

De tels recueils, il est vrai, ne peuvent être exécutés que par deshommes spéciaux, connaissant à la fois la théorie et la pratique, sachantsidentifier complètement avec les idées, les inspirations de chaque inven-teur pour les rendre claires et intelligibles. Ce nest pas tout encore : ilfaut que ces recueils ne soient pas dun prix élevé, sans quoi ils ne seplaceraient pas.

En Angleterre, aux États-Unis , en Allemagne , on voit surgir une foulede feuilles industrielles qui se trouvent dans les mains de tous les travail-leurs. Les unes paraissent mensuellement, dautres tous les huit ou quinzejours avec des gravures plus ou moins correctes. Il en est qui simprimentà 8, 10 et même 15 mille exemplaires.

En France , lesprit inventif est certainement placé au premier rang,nous sommes loin datteindre de tels chiffres. Nous possédons cependantdes bibliothèques dans presque toutes les villes ; mais il est vrai de direque la plupart, riches dailleurs en ouvrages anciens, ne sont pas visitées,parce quelles ne renferment aucun traité de mécanique, aucun recueilnouveau et pratique qui puissent être lus avec fruit.

Nous croyons que lÉtat, qui fait beaucoup déjà pour linstruction pro-fessionnelle, pourrait encourager les communes, surtout dans les locali-tés lindustrie tend à augmenter chaque jour, à consacrer quelquefaible somme annuellement, soit pour enrichir leur bibliothèque de livresnouveaux concernant les sciences, soit pour en créer il nen existepas encore.

Quoi quil en soit, nous continuons notre œuvre avec persévérance, eny apportant toujours les soins les plus minutieux, avec lespoir de nousrendre constamment digne du bienveillant et général accueil que nousavons reçu de nos souscripteurs.

Le dixième volume que nous commençons contiendra, comme lesvolumes qui suivront, les principaux appareils, les meilleurs outils et lesmachines les plus remarquables que nous avons relevés à la dernièreexposition, ainsi que des documents précis, et des notes historiques surles fabrications nouvelles que nous navons pas encore traitées.

Armengaüd aîné.