MACHINES A VAPEUR.
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industriel, et qui fait toujours beaucoup d’effet aux expositions par lagrande quantité d’eau qu’elle paraît élever ( à une faible hauteur il estvrai), est aussi mise en mouvement par une machine à vapeur horizontale,dont la construction ne présente d’ailleurs rien de particulier.
On s’est souvent arrêté, dans l’exposition américaine, devant la machinehorizontale de MM. Wethered qui présente cette particularité de fonc-tionner avec des vapeurs combinées, c’est-à-dire avec de la vapeurhumide, venant directement du générateur, comme cela a généralementlieu dans les autres appareils, et en même temps avec de la vapeur sur-chauffée. Cette disposition rappelle exactement celle qui a été brevetée ily a plus d’une douzaine d’années par M. Sorel, de Paris , dont nous avonsjustement publié le travail dans le 6 e volume de ce Recueil.
Pour terminer la nomenclature de ces moteurs à cylindres horizontaux,nous citerons comme mémoire :
La petit machine de M. Steenstrup de Norvège , cotée à 1,375 fr., etqui, comme plusieurs de celles des constructeurs français , se distingue parle mode de transmission communiqué au tiroir, lequel fonctionne par lebouton prolongé et coudé de la manivelle motrice ;
De même dans l’exposition anglaise, une machine horizontale à grandevitesse actionnant directement une turbine ou appareil centrifuge pour lapurgation du sucre, application brevetée en France depuis plusieurs an-nées, au nom de MM. Thomas, Laurens et Bayvet. Cette machine est sur-tout curieuse, parce que son arbre moteur est placé verticalement, sabielle et sa manivelle agissent dans un plan horizontal. Des appareils de cegenre ont été appliqués il y a longtemps en Belgique , pour faire mouvoirdes moulins à blé, en attaquant l’arbre vertical même qui porte la rouehorizontale.
Et, enfin, deux autres petites machines horizontales dont l’une sevoyait dans l’exposition d’agriculture anglaise, et l’autre parmi les pro-duits de la Toscane .
Machines oscillantes. -- Si de l’autre côté de la Manche on a reven-diqué la machine oscillante comme étant d’un constructeur anglais , nouscroyons fermement avoir le droit de réclamer pour la France la prioritéde ce système; c’est en effet àM. Gavé qu’en est attribuée l’invention. C’estévidemmemt aussi cet habile et honorable constructeur qui a exécuté leplus grand nombre de machines de ce genre.
Il a été ensuite imité par plusieurs mécaniciens, particulièrement pourde petites forces. Son but était de réduire autant que possible l’emplace-ment occupé par le moteur, et surtout la hauteur entière de l’appareil,en supprimant la bielle et en attachant directement la tige du piston à lamanivelle. Dans sa disposition, le cylindre oscille verticalement sur deuxtourillons ménagés vers le milieu, ou plutôt un peu au-dessous du milieude sa longueur; dans quelques-unes de celles construites par d’autres, ona fait osciller le cylindre tantôt par en bas, comme nous en avons montré