MACHINES A VAPEUR.
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le tout est porté sur une plaque de fondation qui occupe peu de superficie.
Citons encore pour la France :
Une petite machine oscillante qui faisait mouvoir un métier à tulleexposé par l'association des ouvriers tullistes de Saint-Pierre-lès-Calais (1);et celle de M. Mélinaud, mécanicien de Lyon .
Dans l’exposition étrangère ce genre de machines paraît peut-être plusà la mode aujourd’hui que chez nous; adoptées par quelques construc-teurs en renom comme MM. Gavé et Nillus en France , M. Penn enAngleterre, elles rendirent et rendent encore de grands services à la navi-gation à vapeur. On a dû croire qu’elles étaient susceptibles d’être égale-ment employées avec succès comme moteurs fixes, dans les manufactures.Mais nons pensons que l’on a cherché, à cet égard, dans certains cas, àtrop simplifier la construction, ce qui ne permet pas toujours de livreralors de bonnes machines.
Ainsi, on s’est beaucoup arrêté aux modèles exposés par MM. Tousleyet Réel, de New-York , à cause de la simplicité qu’ils présentent, parceque les auteurs, profitant de l’oscillation même des cylindres, sont arrivésà supprimer les tiroirs de distribution. En pratiquant des ouvertures auxhases dressées des tourillons qui forment conduits aux cylindres, ils per-mettent l'introduction et la sortie de la vapeur.
Nous ne croyons pas, malgré cette espèce d’engouement qui s’est toutd’abord prononcé pour un tel système, qu’il puisse être d’une applicationavantageuse en pratique, à cause de la prompte usure des parties frot-tantes, qui, après peu de temps de travail, doivent occasionner des fuites.
Nous avons la même observation à faire sur l’appareil d’un constructeurbelge, M. Lestor-Stordeur, lequel se compose de deux cylindres oscillants,avec la distribution placée en dessous, et dont les tiges de pistons action-nent les deux manivelles placées perpendiculairement aux extrémités del’arbre moteur.
Nous n’aimerions pas non plus la machine anglaise oscillant par le haut,disposition qui a été proposée en France depuis longtemps et qui n’a paseu grand succès.
Machines verticales, — En dehors du système à balancier à deuxcylindres, on exécute aujourd’hui beaucoup moins de machines à cylindrevertical qu’il y a dix à quinze ans. Les rares modèles que l’on a trouvés àl’Exposition en sont la preuve. Ce n’est pas que ces machines soient moinsbonnes, quant à l’utilisation de la vapeur, mais elles coûtent plus cher.
Des constructeurs sont cependant parvenus à en établir à des prix mo-diques.
Ainsi, M. Flaud a exposé, en ce genre, une machine double qui chaquefois qu’elle fonctionnait, attirait un grand nombre de curieux. Nous en
(i) On se rappelle avoir vu dans le tiii' volume de ce Recueil les gravures et la descriptiond’un de ces métiers dont le travail est si remarquable, et qui, comme on le sait, présentent descombinaisons mécaniques très-ingénieuses, mais en même temps très-compliquées.