PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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propriétés inhérentes » particulièrement son odeur désagréable, à l’aided’une sorte de tannage ou de nettoyage à la surface. L’année suivante, le24 juillet, cet inventeur obtint une autre patente » pour un mode de fabri-cation de gomme élastique, procédé par lequel celle-ci est soumise à l’ac-tion de sels métalliques.
Mais ce n’est qu’en 1839, le 24 février, qu’on trouve, du même auteur,associé alors à M. N. Hayvvood, une patente sous le titre de : Fabricationde divers articles à l’aide du caoutchouc préparé avec le soufre.
Le soufre, dit le breveté dans cette patente, étant soluble dans les huiles essen-tielles qui sont, en même temps, les dissolvants employés communément pour dis-soudre le caoutchouc, je prends de l’huile de térébenthine, et j’y fais dissoudre, parla coction, une certaine quantité de soufre; en général, le rapport est d’environ unecuillère à thé pleine de soufre en fleur pour une quantité d’huile capable de dis-soudre 1 /2 kilog. de caoutchouc. Du reste, la proportion exacte est sans impor-tance, celle indiquée est suffisante pour la pratique. Je procède avec cette solutioncomme avec les essences ordinaires de térébenthine.
Au lieu de préparer une telle solution, j’emploie quelquefois de la fleur de soufreou du soufre réduit en poudre fine, en l’incorporant, dans la proportion indiquée ci-dessus, avec le caoutchouc, lorsque celui-ci a été amené à un état mou, à l’aide dudissolvant ordinaire,.ou après l’avoir travaillé à l’aide de cylindres chauffés, sansdissolvant aucun, en ayant le soin de le mêler très-intimement avec la masse.
Une autre manière de faire usage du soufre est de l’appliquer à la surface ducaoutchouc, en étendant ce dernier sur de l’étoffe et en l’y faisant adhérer parpression ou autrement; après quoi la gomme élastique est soumise à l’action de selsmétalliques.
L’effet du soufre, quelle que soit la manière dont il a été mélangé avec le caout-chouc, est de mieux sécher cette substance et de la perfectionner en la rendant ainsisupérieure à celle préparée par toute autre combinaison.
Le breveté termine sa spécification, en disant qu’il réclame comme soninvention : la combinaison du soufre avec la gomme élastique, soit à l’étatde solution, soit comme substance, quel que soit d’ailleurs le mode employépour effectuer le mélange.
VULCANISATION DU CAOUTCHOUC SOUPLE ET ÉLASTIQUE, OU DUR ET NON ÉLASTIQUE.
Caoutchouc vulcanisé souple. — On voit que jusque-là, il n’est réel-lement question que d’un mélange plus ou moins intime d’une certainesubstance avec le caoutchouc, mais nullement de la vulcanisation propre-ment dite, qui ne consiste pas seulement, comme on l’a cru d’abord, dansl’incorporation du soufre dans la gomme, mais bien plus dans le chauffagede ce mélange à une température élevée.
Nous croyons que c’est à tort que l’on a attribué à un Anglais , M. Hancock,la découverte du caoutchouc vulcanisé. Il suffirait, en effet, de savoir cequi s’est passé en Amérique , il y a plusieurs années, au sujet des nom-