PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Il prend 25 parties de caoutchouc,
5 parties de soufre,et 7 parties de carbonate de plomb.
Il dissout généralement le caoutchouc dans de l’essence de térébenthineou dans une autre huile essentielle.
Et il broie le soufre et le carbonate de plomb avec de l’essence, selon laméthode en usage dans le broyage des couleurs.
Ces substances ainsi préparées peuvent, quand le mélange doit formerune feuille par lui-même, être étendues uniformément sur une surfacepolie, ou bien sur de la toile glacée, d’où on peut ensuite enlever la feuilleaisément.
Toutefois l’auteur préfère employer, à cet effet, l’étoffe fabriquée sui-vant un nouveau procédé qu’il indique dans le même brevet, et dont nousparlons plus loin, parce que la feuille étendue sur ce tissu s’eri détacheavec plus de netteté que par d’autres moyens.
Au lieu de dissoudre le caoutchouc par l’essence, M. Goodyear proposeaussi des cylindres chauffés ou rouleaux calandreurs, entre lesquels il faitpasser à la fois le caoutchouc, le soufre et le carbonate de plomb broyés.Ces substances s’y mélangent et forment bientôt des feuilles de l’épaisseurque l’on juge convenable.
Ce composé, qu’il soit employé isolément, en feuilles ou sous d’autresformes, est ensuite séché, soit dans une étuve chauffée au degré voulu,soit à l’air ou au soleil; puis soumis à l’influence d’une haute températurequi peut varier entre les deux extrêmes 101° à 176° centigrades. Mais lemeilleur résultat, ajoute l’auteur, est obtenu quand la température ap-proche le plus près possible de 131°. Lorsque la température dépasse cedernier chiffre, le caoutchouc ne doit y être exposé que fort peu de temps.
M. Goodyear applique le caoutchouc ainsi préparé au nouveau tissu,qu'il appelle tissu élastique plissé, et dont il s’,est également réservé lapropriété. A cet effet, il coupe les feuilles de caoutchouc, en rubans, enbandelettes ou en fils, de 1 1/2 à 3 millimètres de largeur, sur une épais-seur égale à celle d’une carte. Ces bandelettes sont distendues sur unetable appropriée de manière à former des lignes parallèles à une distancede 6 millimètres environ.
La table est munie d’épingles ou entaillée sur les bords, afin que l’exten-sion que l’on doit faire subir aux fils donne une longueur double de cellequ’ils ont au repos.
On place au-dessus et au-dessous de ces fils ainsi étirés un double tissude la largeur et de la longueur convenables.
Ces tissus sont recouverts d’une couche de colle au caoutchouc, encorehumide. Les surfaces enduites sont placées en opposition pour se mettreen contact avec les fils de caoutchouc. Ils doivent être réunis dans lesintervalles de ces fils, ce qui a lieu en passant un morceau de métal poliou d’ivoire sur les bords des fils et dans les espaces intermédiaires.