PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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MM. Brockedon et Hancock, qui se tirent breveter le 24 mai 1847,obtiennent des résultats semblables en triturant à chaud le caoutchouc,soit avec :Î0 à 12 pour 100 de soufre, soit avec 7 pour 100 de fleur desoufre et 5 pour 100 de carbonate de plomb, ou bien encore avec unmélange de soufre et de sulfure d’arsenic ; puis on façonne en lames, enfeuilles, en tubes, etc. Dans les deux cas, on termine l’opération par uneélévation de température jusqu’à 160».
Le môme M. Hancock a pris en France deux brevets d’invention lemême jour 16 août 1847, l’un pour un appareil de vulcanisation qu’il avaitpatenté en Angleterre le 10 février de la même année, et l’autre pourenlever au caoutchouc son odeur désagréable.
L’appareil se compose d’un cylindre vertical ou chambre métallique A,où l’on renferme le caoutchouc (Voy. fig. l' e , pl. 2 e .). Ce cylindre estfermé à sa partie supérieure par un couvercle B, surmonté d’une sorte desoupape de sûreté C. Il est en outre muni d’un thermomètre a, qui sert àindiquer le degré de température, et à sa base d’un tuyau à robinet b quidonne issue à l’eau de condensation.
A peu de distance de cette chambre est une chaudière cylindrique D,remplie d’eau comme un générateur de vapeur, et qui est chauffée parun fourneau F, de manière à produire une pression élevée, de 130° parexemple.
Un récipient en fonte E, placé au-dessus de la voûte percée d’un secondfoyer F / , reçoit préalablemeut un mélange de six parties de sulfure volatilet une partie de soufre. Et il faut, suivant l’auteur, une partie de soufrepour six à huit parties de caoutchouc.
Le premier fourneau F, qui chauffe la chaudière, étant allumé, on netarde pas à monter en pression, et alors, dès qu’on est arrivé à la tempé-rature voulue, de 130°, ce qui est indiqué par le thermomètre et la sou-pape c, on allume le second fourneau F', puis on ouvre les robinets decommunication d, d', afin que la vapeur d’eau se rende dans la chambre A,où elle pénètre seule d’abord. Mais peu après, elle est suivie des vapeurssulfureuses, qui se dégagent du récipient E, et qui se mêlent nécessaire-ment avec elle.
Au bout d’un certain temps, qui varie d’une demi-heure à deux heures,selon l’épaisseur des feuilles, on ferme les robinets, on ralentit ou on retirele feu, et on lève la soupape de la chambre A. Dès que celle-ci ne contientplus de vapeur, on retire le caoutchouc, qui est alors vulcanisé.
L’inventeur ajoute que les feuilles ainsi préparées sont frottées avec unmélange sec de sulfure et de soufre, et soumises à l’action d’une vapeurà 130°, puis frottées de nouveau et passées aux vapeurs sulfureuses;enfin elles reçoivent en dernier une couche de sulfure, de soufre et decaoutchouc en dissolution, et sont soumises à une nouvelle opération dansl’appareil.