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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
quel on opère à vase ouvert, par un bain de soufre ou de sulfure, chauffé à unhaut degré de température, par exemple, à 110 ou 120 à 130 degrés cen-tigrades. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de faire le mélange complet àl’avance, il peut suffire de triturer le caoutchouc pur et de le mouler oude le réduire en feuilles, puis de le tremper dans le bain de soufre en l’ylaissant le temps nécessaire, et qui est d’autant plus long que les piècessont elles-mêmes plus fortes.
L’autre mode, qui est encore le plus employé, opère à vase clos, c’est-à-dire dans une chaudière entièrement fermée, que l’on chauffe à la vapeurjusqu’à 140 à 150 degrés.
Tel est l’appareil représenté sur les fig. 10, 11 et 12 du dessin, pl. 2 e ,lesquelles indiquent une coupe longitudinale faite par Taxe , une sectiontransversale sur la ligne 3-4, et une vue par bout du côté de l’entrée, ensupposant le couvercle enlevé.
On reconnaît, par ces figures, que cet appareil n’est autre qu’une chau-dière ordinaire, en tôle P, de forme cylindrique, assez épaisse pour résis-ter, malgré son grand diamètre, à une pression de six atmosphères au moins.
Posée horizontalement sur un massif en maçonnerie ou des assises enpierres, cette chaudière porte à l’intérieur deux rails en fer p qui régnentparallèlement sur toute la longueur, et destinée à recevoir les petits cha-riots sur lesquels on amène les pièces à vulcaniser.
Ces chariots se composent simplement de galets à joue q réunis par desaxes en fer r, solidaires avec un cadre-châssis horizontal s également enfer, et formant, au besoin, une sorte de plancher suivant la forme mêmedes objets qu’il doit porter.
Ainsi, nous avons indiqué sur la coupe, fig. 10, d’un côté à gauche, desespèces de manchons ou de cylindres en fonte Q, dans lesquels sont desblocs ou rondelles épaisses de caoutchouc, comme celles destinées à for-mer les ressorts des tampons de chocs appliqués aux wagons et voitures dechemins de fer; et de l’autre à droite, des traverses horizontales à rai-nures t, en fonte, recevant les supports inclinés R, sur lesquels on coucheles plaques de caoutchouc l, lorsque celui-ci a été formé en feuilles etdécoupé selon des dimensions déterminées.
Un chemin de fer analogue existe aussi dans l’atelier, au dehors de l’ap-pareil, afin d’y amener facilement les chariots lorsqu’ils sont chargés, etles sortir quand l’opération est terminée.
L’entrée de la chaudière est fermée par un fort couvercle circulaire S,qui, en partie en tôle, comme elle, est de plus garnie d’un bourrelet enfonte très-épais, formant un rebord saillant annulaire u, dans tout lepourtour duquel sont ménagées des entailles pour le passage des boulonsqui doivent l’assujettir contre le cylindre. À cet effet, le bord de celui-ciest à peu près fait de même, c’est-à-dire garni d’un très-fort cercle defonte v boulonné, ou même rivé sur la tôle, et entaillé également, de ma-nière que les encoches correspondent exactement avec celles du bourrelet.