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Tome dixième.
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FABRICATION DU CAOUTCHOUC VULCANISÉ.

cipaux, et contenant chacun un seul alambic., se rendent lessence de térében-thine brute et lessence de houille, qui contient encore des huiles lourdes. Ces dissol-vants, convenablement purifiés, sont livrés à latelier de préparation des dissolu-tions.

3. Latelier de préparation des dissolutions reçoit, des deux ateliers précédents, lecaoutchouc nettoyé sous une forme divisée et les essences destinées à lattaquer.

Ces deux substances sont alors mélangées en proportions convenables dans degrandes caisses fermées on les triture fréquemment, pour rendre le mélange plusintime; puis, la pâte grossière qui en résulte, mise sur les broyeurs, formés docylindres très-rapprochés, tournant en sens contraire et munis de racloires qui fonttomber la pâte après quelle a passé dans ces laminoirs elle se raffine. Cetteopération est répétée plusieurs fois, de manière à obtenir une pâte dune grandehomogénéité et dune consistance convenable. Pendant ce laminage, on adjoint à lapâte les matières colorantes et le noir de fumée, destinés à lui faire prendre la nuanceconvenable. Ces sortes de dissolutions sont alors livrées à latelier suivant.

4. La fabrication des tissus imperméables et des feuilles lisses se fait en appliquantla pâte précédemment obtenue, soit sur des tissus divers, coton, laine ou soie, pour enfabriquerensuite des vêtements ou dautresarticles semblables, soit sur toile ayant reçudéjà un apprêt particulier qui empêche ladhérence du tissu et du caoutchouc, etpermet denlever, après lévaporation du dissolvant, la feuille qui est formée sur cotissu.

Cette application de la pâte sur un tissu se fait, suivant la finesse et le poli de lasurface de la couche, soit avec des cylindres, entre lesquels passent simultanémentle tissu et la pâte, soit avec des règles en métal sous lesquelles glisse le tissu et quiny laissent quune couche très-mince et très-unie de la pâte quon a mise par-devant.

On applique successivement, par un de ces deux moyens, des couches de pâte,jusquà ce que lépaisseur du caoutchouc soit jugée suffisante, en ayant soin de pro-voquer, après chaque couche donnée, lévaporation complète du dissolvant que ren-fermait la pâte que lon vient détaler.

Los tissus imperméables reçoivent enfin une couche dun vernis destiné à ôter àlétoffe dadhérence qui est naturelle au caoutchouc, tandis que les feuilles lisses sontenlevées de létoffe apprêtée sur laquelle elles ont été formées, puis mises en rouleauxpour les usages subséquents. Les tissus imperméables sont alors livrés à latelier deconfection de vêtements, tandis que les feuilles lisses passent à latelier de confectiondes objets divers.

Les tissus doubles, formés de deux étoffes insérant entre elles une couche de caout-chouc, sont faits en appliquant dabord le caoutchouc sur une des étoffes, commenous venons de le voir ; puis, posant sur le caoutchouc la seconde étoffe, le tout étantensuite laminé, de manière à obtenir une adhérence complète. Dans cet atelier, sefabriquent aussi diverses étoffes ayant des applications spéciales, telles que toiles àbâches, cuir factice pour cardes, drap artificiel, toile pour bateaux-pontons, tissuservant à la confection des sacs de voyage, cartouchières, guêtres, etc., etc.

MM. Guibal et O obtiennent les mêmes résultats depuis peu de temps seulement,au moyen dune machine présentant une grande économie ; les produits sont un peumoins parfaits daspect, mais dun poli suffisant pour la plupart des usages. Au lieude former une pâte composée de caoutchouc et dessence, on prend le caoutchoucnettoyé et on le met de suite dans cette machine, formée de plusieurs cylindres dun