MACHINE A VAPEUR HORIZONTALE. »5
Nous devons à l’obligeance de l’auteur l’autorisation de dessiner et degraver cet appareil, qui se distingue sous plusieurs points, comme on leverra par la description que nous allons en donner.
Il sera facile de reconnaître, qu’en mettant ce système à exécution,M. Maldant n’a pas craint de sortir de la routine, et qu’il a imaginé unecombinaison entièrement nouvelle; nous pensons qu’il a très-bien réussi,non-seulement à l’égard du but principal qu’il s’est proposé d’atteindre,mais encore sous le rapport de la bonne construction comme sous le rap-port du montage.
Disons encore que ce système permet d’éviter les pertes de vapeur,qui, dans les autres, ont lieu par les canaux et aux autres capacités acces-soires de la distribution.
DESCRIPTION DE LA MACHINE REPRÉSENTÉE SUR LES FIGURES DE LA PLANCHE 6.
La fig. 1 est une coupe longitudinale passant par l’axe du cylindre àvapeur et de la distribution ;
La fig. 2 représente une projection horizontale extérieure ;
La fig. 3 est une coupe transversale faite suivant la ligne 1-2 sur laboîte de distribution ;
Les fig. 4 à 7 sont des détails de quelques parties principales.
Le principe du système réside dans les points principaux suivants :
Le cylindre A est fondu sans canaux ou conduits de communicationpour la vapeur ; il porte seulement deux orifices ou lumières a et b à cha-cune de ses extrémités. Ces orifices débouchent chacun sur un siègedressé, destiné à recevoir les tiroirs particuliers B et B'.
Sur ces deux tiroirs repose librement une pièce de fonte C qui con-tient le conduit c ou canal de distribution proprement dit, lequel rem-place précisément celui qui est ordinairement fondu avec le cylindre;ce canaj est percé des deux ouvertures d, e, par lesquelles la vapeur arriveaux tiroirs.
La pièce C est assemblée par une tubulure à garniture d’étoupe, avecune boîte D dans laquelle la vapeur arrive directement du générateur, etpasse de là dans le canal c pour être distribuée alternativement de chaquecôté du piston E, par le jeu même des tiroirs.
La boîte D étant fixée au cylindre A,, est tout à fait indépendante desautres pièces qui composent la distribution; la table G, qui ne lui est soli-daire que par la garniture d’étoupe, est considérée comme reposant libre-ment et de son contre-poids sur les tiroirs, qui glissent entre elle, et lessièges dressés du cylindre à vapeur.
Il résulte évidemment de l’ensemble de cette disposition que les tiroirsne supportent de pression que le poids de la pièce ou table C, plus aumaximum, la pression de la vapeur exercée sur chacun d’eux, sur une sur-face égale à la section d’un orifice d’introduction.