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Tome dixième.
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NAVIRES A VAPEUR.

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Admission et échappement. On a vu que la vapeur arrive à la foisaux deux boîtes de distribution par les tuyaux q, q', qui débouchent à unemême chapelle en fonte Q', avec laquelle ils sont boulonnés. Celle-ci estsurmontée de la tubulure coudée Q, qui sassemble au tuyau de prise devapeur allant à la chaudière ; elle renferme une soupape circulaire ouvalve dadmission r, qui fait loffice de robinet, et dont la tige verticale r'se termine en dessous par un petit volant R que lon manœuvre à lamain. La tige r' étant à vis et logée dans une boite à étoupes, permet derégler le passage dintroduction avec lexactitude désirable, sans dailleursoccasionner de fuite.

Léchappement de la vapeur, qui a produit son effet dans les cylindres,seffectue par les tubes n n' qui se déchargent dans lespèce de cylindre N,à la base duquel est un petit tube n 2 pour donner issue à la partie con-densée, tandis que toute celle qui ne lest pas se dégage au dehors par letuyau coudé N'.

De lalimentation. La pompe alimentaire O, qui doit fournir leauà la chaudière, est placée verticalement entre les deux cylindres, commeon le voit sur les fig. 1 et 2, en se boulonnant par sa base O', qui formeboîte à clapets ou à soupape, sur lextrémité des coulisseaux B. Aux deuxcôtés latéraux de cette boîte sont appliqués les deux tubes o et o dontlun aspire leau dalimentation, tandis que lautre lenvoie au générateur.

Pour profiter autant que possible de la chaleur perdue, et par suite nepas alimenter avec de leau froide, on peut faire plonger le second tube o fdans une caisse chauffée par la vapeur condensée, en ly faisant circuleren serpentin comme on en trouve des applications dans les machinesfixes.

Le piston de la pompe alimentaire est mis en mouvement par les deuxpetites bielles M, qui sont agrafées sur le même coude h de larbre decouche, de chaque côté des bielles motrices et qui se réunissent, par lehaut, à une même traverse en fer m au milieu de laquelle est attachéela tige M' du piston. Cette traverse marche à coulisse entre les deux guidesverticaux m', qui sont boulonnés, dune part, à la base du cylindre N, etde lautre sur les oreilles du corps de pompe.

Delà coque et de son gouvernail. Toute la carcasse du navireest en tôle, composée de feuilles longitudinales de 3 à 5 millimètresdépaisseur, rivées entre elles, et sur des fers à cornière, de manière àprésenter une très-grande légèreté. Sa longueur totale est de 32 mètres,et sa largeur au maître-couple de 5 mètres, cest-à-dire près du 1/6; sahauteur, de la quille au-dessus du pont est de près de 2 m 50, et il peutavoir, comme nous lavons dit, un tirant deau de 2 mètres, il porte alorsune charge de 230 mille kilogrammes.

Son gouvernail T, qui se place derrière lhélice (fig. 2), est lui-mêmeen tôle mince, formée par deux feuilles rivées dont la section présenteune figure lenticulaire, comme le montre la fig. 9 : une âme en fer t se

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