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Tome dixième.
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NAVIRES A VAPEUR.

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K étant la valeur de résistance de 1 mètre carré de la section transversale immer-gée, pour lunité de vitesse 1 mètre par seconde, K est donc rapporté à la vitessedexpérience supposée la même pour les différents diamètres.

Daprès ces formules, il est évident que toutes ces résistances relatives sontentre elles comme les nombres suivants :

(1,22) 4 , (1,22)* et 1 ;

ou comme 2,21533456, 1,4884 et 1,000 ;ou plus simplement comme 2,215, 1488 et 1,00.

Lemploi dun plan placé à lavant du navire, pour retarder à volonté sa marche,a permis détendre, avec moins dexactitude sans doute, les résistances relativesjusquà 3,323, valeur répondant à un diamètre imaginaire de lhélice de 1,372 mètres,supposée combinée avec la simple carène; et, quoique les résultats obtenus avec ceplan retardateur naient pas la même autorité que ceux déduits de navires ayantréellement de plus grosses formes, cependant ils présentent des appréciations assezexactes pour être très-utiles dans la pratique.

Les pas essayés ont été de :

4935, 2361, 2 m 880, 3 ffi 513, 5229 et 6381 ,

et ces différents pas ont la raison commune 1,22, comme les diamètres.

Lutilisation étant le rapport de leffet utile à la quantité de puissance mécaniquetransmise à lhélice, et leffet utile nétant autre chose que la résistance du naviremultipliée par lespace quil parcourt, ou, en dautres termes, la force dimpulsionmesurée par le dynamomètre, il est facile, quand les puissances de la machine etdu dynamomètre sont connues, de dire quelle est luiilisation, quelle que soit lavitesse du navire.

Si nous connaissions avec précision la loi de laccroissement de résistance que lenavire éprouve quand sa vitesse est augmentée, nous serions à même, au moyende la résistance à une vitesse, de déterminer ce quelle serait pour tout autre, etaussi de savoir quel serait leffet utile avec ce nouveau sillage. Par conséquent, s'ilétait exact que la résistance augmente comme le carré de la vitesse, il en résulte-rait quune vitesse élémentaire et constante, multipliée par le cube de la plusgrande, donnerait leffet utile avec cette nouvelle marche.

Pour des vitesses peu éloignées lune de lautre, ce mode de calculer peut êtreadopté : mais lorsquelles ont des différences notables, un tel mode conduirait à desrésultats inexacts, car il est reconnu que la résistance des navires augmente plusrapidement que le carré de leur vitesse dans le cas cette dernière est très-grande.

Ainsi, quand le sillage du Pélican était augmenté de 6 noeuds à 9 1/2 nœudspar heure, ou denviron 1/3, la résistance était plus grande, non comme le carré,mais comme la puissance 2,28.

Appelant B 2 la section immergée du navire,

y sa vitesse,

Et K la résistance par mètre carré de section immergée à la vitesse V, pourlunité de vitesse,

On ne devra prendre lexpression KBY 5 , pour représenter la résistance, quenadmettant que K varie en fonction de la vitesse, suivant la loi approximatrice

K = IC X V' 2 - 2 ",