157
Le mécanisme destiné à maintenir la pièce B pendant le travail, est fixésur la face supérieure de Fétabli V. C’est une véritable presse formée d’unchâssis en fonte C' qui porte une tête fixe s, semblable à celle d’un étau,et d’une deuxième semblable s', mais qui est mobile de façon à s’en rappro-cher ou à s’en éloigner à volonté ; ce mouvement a lieu au moyen d’unevis t qui est fixe par rapport au châssis C' et qui ne peut que tourner surelle-même.
Les trous par lesquels passent les boulons u qui fixent la presse surl’établi, sont allongés afin de pouvoir régler plus facilement sa position.
Il est également très-aisé d’élever ou d’abaisser le tout à volonté et lelong de la face verticale du banc A. On a fixé à cet effet, après le bâti A,une crémaillère R qui engrène avec le pignon S dont l’axe est dépendantde l’établi C ; le même axe porte une seconde roue T commandée parune vis sans fin U que l’on manœuvre à la main par une manivelles. (Voirle détail, fig. 10, qui est une section de l’établi suivant l’axe 5-6, des rouesT et ü.)
La table C conserve son parallélisme dans toutes les positions que l’onest susceptible de lui donner puisqu’elle est ajustée à coulisse sur lebanc A. Sa hauteur une fois déterminée, on la fixe à demeure au moyendes quatre boulons x.
Disons en terminant que cette machine, que nous avons vue fonctionnerchez un des constructeurs les plus capables d’en apprécier la valeur, estreconnue comme remplissant parfaitement toutes les conditions requisespour faire un bon service.
MACHINES A MORTAISER COMMANDÉE EN DESSOUS , PAR MM. DUCOMMUN ET DUBIED,ET REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. U , 12 ET 13 DE LA PL. 10.
Cette petite machine, d’une construction simple et originale tout à lafois, a été combinée presque exclusivement pour mortaiser des rouesde wagon, des manchons, des poulies, etc., d’un diamètre quelconque.Elle peut néanmoins servir à une foule d’autres usages, et on l’emploiepour mortaiser des pièces qui demandent en général peu de course ,comme par exemple pour faire l’ajustement des boîtes à graisse dansles plaques de garde des locomotives, tenders et wagons.
L’idée qui a présidé à sa construction a été particulièrement de pou-voir placer sur le plateau des pièces dont les dimensions puissent varierdans des limites très-étendues, et pour ainsi dire, indéfinies. Sa forme esten effet celle d’une table, sans aucune partie prédominante autre que leporte-outil qui s’élève au centre.
On sait que dans les machines à mortaiser ordinaires, le corps du bâtis’élève, semblable en cela à la cage d’un balancier-découpoir, et ne peutrecevoir par conséquent que des pièces dont l’étendue ne peut pas dé-passer celle du plateau horizontal destiné à les recevoir, au moins dans la