LITHOGRAPHIE
(planche il.)
Quoique l’application des presses continues ou presses mécaniques à latypographie date déjà de la fin du siècle passé (1), l’extension de cette idéeà l’impression lithographique n’a pu être réalisée d’une manière conve-nable qu’à une époque encore récente, ce qui s’explique assez si l’onse rend compte des différences essentielles qui existent entre le travailde l’impression typographique et celui de la lithographie.
En effet, la pression qui, dans la typographie, n’a pas besoin d’êtreexcessive, pour obtenir l’empreinte sur le papier de toutes les lettressaillantes qui forment la composition, ou des gravures sur bois ou cli-chés en relief, au point que l’on peut, comme c’est le cas dans les pressesà bras, imprimer sans peine, à la fois sur une surface assez grande; cettepression, disons-nous, est comparativement énorme, dans la lithographie,puisqu’il s’agit de mettre en contact parfait la feuille de papier ou autre,avec tous les points de la surface unie sur laquelle est exécuté le dessinou l’écriture que l’on veut imprimer.
On comprend que l’emploi d’une presse à platine pour l’impressionlithographique soit presque impossible, à moins d’employer, comme on l’aessayé, du reste, l’action puissante d’une presse hydraulique.
On a dû, pour utiliser convenablement la force dont on peut disposer,n’exercer la pression à la fois que sur une faible partie de la pierre litho-graphique, puis successivement sur toutes ses autres parties. Ce n’est
(l) Voir ce que nous avons dit en publiant, dans notre cinquième volume, les machines deM. Dutartre, et de M5I. Tissier et Ce, actuellement Capiomont et Dureau.
X.
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