PRESSE LITHOGRAPHIQUE MÉCANIQUE. 163
nitrate ou l’hydrochlorate de chaux, etc. Le lavage a pour effet, comme nous l’ex-pliquerons plus loin, de rendre le dessin insoluble, de pénétrer la portion nondessinée de la pierre et de la rendre incapable de recevoir et de retenir facilementles corps gras, mais susceptible, au contraire, de retenir l’eau.
4° Pour imprimer , on place la pierre dans une espèce de caisse appelée chariot,où elle est maintenue solidement à l’aide de vis en fer ou de coins en bois ; on lamouille avec de l’eau propre et on enlève ensuite l’écriture, faite à l’encre grasse,avec de l’essence de térébenthine.
5° On humecte de nouveau et très-légèrement toute la surface de la pierre avecune éponge fine et de l’eau propre qui est imbibée et retenue sur la portion de lapierre qui n’a pas reçu de dessin.
6° On étend aussitôt avec un rouleau élastique, recouvert d’un manchon en cuir,de l’encre ordinaire d’imprimerie, qui ne se fixe point sur la partie humide et quis’attache seulement sur le dessin qui a été tracé à l’encre ou au crayon gras.
7 e L’encre d’imprimerie étant ainsi distribuée convenablement et proprement surtout le dessin, on place une feuille de papier blanc un peu humide sur la surface dela pierre.
8* On recouvre cette feuille d’une seconde dite de maculature, et on pose dessusun châssis en fer garni d’un cuir fort qui est bien tendu sur les deux côtés opposéset parallèles.
9° On soumet la pierre, ainsi disposée, à la pression d’un rouleau ou d’un râteauen bois qui agit perpendiculairement sur la surface ; la pierre glisse et frotte sousce râteau, lorsqu’on imprime le mouvement rectiligne au chariot.
10° Enfin, on enlève la feuille de papier qui a happé le corps gras, qui offre ainsila reproduction identique du sujet tracé sur la pierre.
REVUE GÉNÉRALE DES PRESSES LITHOGRAPHIQUES.
L’appareil dont on se sert le plus généralement pour soumettre lapierre à la pression du râteau est la presse lithographique à bras dontvoici la description sommaire :
Presse a bras. — Cette machine, inventée en 1805 par M. Mitterer, se composede deux bâtis en fonte ou en bois parallèles réunis par des entretoises, et dresséshorizontalement à leur partie supérieure, pour servir de rails à un chariot destiné àrecevoir la pierre que l’on pose à plat sur deux ou trois cartons, pour éviter les acci-dents de rupture et augmenter surtout l’élasticité de la pression.
Un châssis en fer ou espèce de tympan, a son extrémité inférieure fixée au cha-riot par deux plates-bandes à fourchette, maintenues solidement au moyen de bou-lons avec écrous à oreilles. Ce châssis est garni d’un cuir maigre que l’on tend aumoyen d’écrous, que l’on fait tourner sur les vis qui terminent les tringles latéraleset perpendiculaires de l’encadrement. A l’autre extrémité supérieure sont disposéesdeux vis qui servent à hausser et à baisser le châssis, et à le maintenir au niveausur la pierre lorsqu’il est placé dessus.
A une extrémité de la machine s’étend transversalement un arbre portant à sonmilieu une sorte de poulie à laquelle est fixée une sangle dont l’autre bout est atta-ché au chariot. Lorsqu’on fait tourner l’arbre, la sangle s’enroule sur la poulie,