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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dans le cylindre A, et les corps de presse E, E 7 , c’est-à-dire que cettepression tend d’un côté à faire descendre ceux-ci, leur piston étant fixe, etde l’autre à faire soulever le piston C chargé de son poids.
Mais en tendant à faire descendre les corps de pompe, elle tend aussi àfaire descendre en même temps les tringles verticales, et avec elles le rou-leau supérieur J qui, de cette sorte, presse non-seulement de tout sonpoids sur le rouleau inférieur ¥, ou mieux sur les feuilles de papier quel’on passe entre ces rouleaux, mais encore de toute la charge qui s’exercesur la base des cylindres E, E 7 .
Ainsi, si l’on admet, par exemple, que le contre-poids P soit de 180 kil.,comme le piston C, sur lequel il agit a environ 4 e ,5, sa pression sur leliquide et sur le fond du cylindre A est donc
180 ^ 4,5 = 40 kilog. par cent. c -«-
pression qui est transmise directement à l’intérieur des corps de pompe E.
Et comme leur diamètre est de 0 ,n 12, par conséquent la section de leurpiston est de 113 centimètres carrés, on voit que la pression totale exercée,sur le fond de chacun d’eux est de
113 x 40 = 4520 kilog.
pression qui est directement transmise aux tourillons du rouleau supé-rieur J.
On comprend qu’il faudrait bien des poids et une grande complicationde leviers pour obtenir une telle charge par les moyens ordinaires.
Nous ferons remarquer que ce système de pression hydraulique offrececi d’avantageux, c’est qu’une seule pompe et le même contre-poidspeuvent servir à une seule machine comme à plusieurs; car le rapport dessurfaces de piston augmente avec le nombre des machines qui agissent àla fois. Le poids est toujours le même, il n’y a que la course du petit pistonqui augmente, et il ne s’agit alors que de donner plus de longueur à lacolonne en fonte dans laquelle il se meut.
Pour régler la course des paquets suivant la longueur des formats, etdonner aux cylindres le mouvement alternatif dans un sens ou dans l’autre,on a placé sur l’axe du cylindre inférieur V une roue K', qui engrèneavec la crémaillère U ; celle-ci est percée de trous sur toute sa longueurpour pouvoir changer le buttoir de place, et par conséquent régler lacourse du mouvement de va-et-vient. A cet effet, ces buttoirs l et V vien-nent rencontrer le bras m à l’extrémité de la course de la crémaillèredans un sens ou dans l’autre.
Ce bras fait corps avec la douille m' (fig. 1 et 2), montée folle surl’extrémité de l’axe du cylindre J 7 ; cette douille est en outre munie d’unsecond bras armé d’un goujon n chargé d’entraîner le levier N (fig. 1 ), etavec lui celui O monté sur le même axe. Ce dernier levier est muni d’un