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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Ces trappes ont aussi pour fonction de permettre de chauffer à volontéune moitié du four plus que l’autre.
Les conduits d’air placés sous l’âtre et ceux adossés contre les piedsdroits de la voûte de la chapelle, forment aussi une enveloppe d’air chaudqui empêche la chaleur de s’échapper dans les massifs lorsque les registressont fermés.
La partie inférieure de la cheminée est close par une trappe qui peuts’ouvrir à volonté au moyen d’une bascule; elle est toujours fermée lorsde la combustion, pour empêcher l’introduction de l’air froid dans la che-minée, ce qui ralentirait beaucoup le tirage. Cette trappe ne s’ouvre quelorsqu’on enfourne, afin de laisser échapper la fumée de l’allume qui sarépandrait dans la boulangerie.
La porte du four se manoeuvre par un mécanisme placé sous l’autel; ilest à contre-poids, de sorte qu’il se trouve en équilibre dans toutes sespositions; un petit effort sur un levier à crémaillère suffit pour le rendreimmobile.
Des ouvertures sont destinées au nettoyage des conduits des ouras,elles sont fermées sur le devant du four par des tampons en tôle à doublefond (1).
Deux ouvertures ou ventouses sont ménagées pour chauffer la boulan-gerie dans l’hiver; à cet effet, on ouvre deux registres après avoir ferméla bouche du four et les trappes. Alôrs, l’air qui s’est échauffé dans l’appa-reil est forcé de sortir par ces ventouses; elles sont également bouchéespar des tampons en tôle à double fond. On doit faire observer que la cha-leur produite par les fours étant presque toujours suffisante, ces ventousesne deviennent utiles que dans les froids excessivement rigoureux.
Les dispositions ci-dessus décrites donnent pour résultat la meilleurecombustion possible, puisqu’on a tous les moyens nécessaires de réglerle tirage, soit en introduisant une plus ou moins grande quantité d’airchaud, soit en augmentant ou diminuant la section de passage de la fuméspar les registres et les plaques placées à cet effet.
Les dispositions des charges de bois sur le devant du four vis-à-vis lesintroductions d’air chaud, et celles des ouras dans le fond, ont établi descourants directs qui n’ont point l’inconvénient des remous qui se produi-sent dans les fours ordinaires. La flamme qui tapisse entièrement le fourpour se rendre du lieu de la combustion dans les ouras, donne tout l’effetpossible, puisque, après avoir chauffé toute la surface intérieure, elle setrouve encore utilisée en parcourant les conduits des ouras entre lesvpûtes ; la fumée qui s’échappe par la cheminée n’a plus que la chaleurnécessaire pour y faire son ascension.
Il n’y a plus autant de causes de refroidissement que dans les fours
(l) Noua avons remarqué qu’à la boulangerie du quai de Biliy, ees ouvertures sont murées; ilparaît qu’on aurait reconnu que la fermeture avec des tampons est insuffisante.