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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Dans les premiers jours dessai, il a fallu, en effet, tâtonner un peupour régler convenablement les ouvertures dentrée dair, ainsi quelépaisseur de la charge de charbon employée. On comprend que cestâtonnements ont parfois produire des résultats moins avantageux.

On a aussi brûlé diverses natures et qualités de charbons : tantôt du Char-leroy pur, tantôt du Charleroy et du Mom mélanges, et tantôt du Mon s seul.

Il est à remarquer que le Charleroy , qui, comme on le sait, produitmoins de fumée et des flammes moins longues que le Morts, exigeait deplus fortes charges que celui-ci.

La quantité dair à envoyer au-dessus du foyer, qui donne le meilleureffet utile, est celle qui est juste sulflsante pour brûler et faire disparaîtrela fumée à la sortie de la cheminée.

Lépaisseur de la charge doit toujours être assez forte pour que le feune monte pas à la partie supérieure, afin quil ny ait pas une productionexceptionnelle de fumée au moment lon jette du charbon frais surla grille, surtout si cest du Morts, ou dautre houille analogue.

Le feu a plus de tendance à monter au-dessus de la charge quand lecoke produit par la houille que lon brûle est dense. Mais sil est léger, lacombustion se fait plus près de la grille.

Or, comme le charbon qui donne un coke léger est généralement col-lant, on nen consomme pas davantage dans un temps donné, quoique lacharge soit plus mince; dautant plus que, dans ce cas, il faut envoyerbeaucoup plus dair au-dessus de la grille qu au-dessous, pour obtenir lacombustion complète des gaz, et, par conséquent, le plus grand effet utile.

D il résulte que lon peut brûler avec le môme avantage toute espècede charbon, mais en réglant convenablement, et une fois pour toutes, lescirconstances de la combustion sur une grille donnée.

Il est remarquable aussi que la production de vapeur, par mètre carréde la surface de chauffe et par heure, toujours considérable dailleurs,peut varier dans des limites très-étendues :

soit, par exemple, de 17 k 35 à 40 k 56,

sans que le rendement, ou leffet utile du combustible en soit sensible-ment diminué.

Ainsi on a pu, dans les expériences :

Brûler par heure jusquà l k 56 de houille par décimètre carré de grille;

Produire en même temps 40 k 56 de vapeur par mètre carré de surfacede chauffe;

Et vaporiser 10 k 40 deau par kilogramme de charbon employé.

La conséquence de ce fait, cest que ces chaudières fumivores, à surfacede chauffe égale, produisent le double des autres. (Générateurs cylin-driques à bouilleurs.)

Et comme la surface de chauffe tubulaire ne coûte pas plus cher à éta-blir, au mètre carré, que celle des chaudières cylindriques, attendu