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Tome dixième.
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MACHINES A VAPEUK ACCOUPLÉES.

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Nous ne serions aucunement étonné que leffet utile de ces machinessélevât à 70 et môme 80 p. 100 de leur puissance théorique, à cause deleur bonne confection et dun entretien convenablement suivi.

Il en résulterait, par conséquent, quelles pourraient produire moyen-nement une force utile variable, suivant le degré de détente, de 110 à200 chevaux.

Le constructeur sétait engagé à leur faire produire 120 chevaux, et lapuissance quelles développent normalement, et qui est utilisée par lusine,dépasse souvent 160 chevaux. Cest le chiffre qui a été constaté à la suitedun essai auquel leur réception a donné lieu, et qui, malgré certainescirconstances défavorables, a montré que la consommation de houillenétait pas de plus de l k 20 par cheval et par heure.

Pour terminer ce sujet, nous pensons quon ne lira pas sans quelqueintérêt les résultats des nouvelles expériences faites tout récemment surla machine à élever leau établie par le même constructeur au Pont-de- .

RÉSULTATS DEXPÉRIENCES FAITES SUR LA MACHINE VERTICALE ÉTABLIEAU PONT-DE- , PRÈS DANGERS , PAR M. FARCOT.

Cette machine est verticale, à rotation, commandant directement, parla tige même du piston à vapeur, une seule pompe aspirante et foulanteplacée au-dessous du cylindre.

Sa puissance nominale est de 4 5 chevaux pour une pression de 5 atmo-sphères dans les chaudières et une vitesse de 16 tours par minute.

La consommation de houille garantie est de 2 k 20 par heure et parcheval utile mesuré en eau élevée; chaque hectogramme dépensé en plusou en moins devant, daprès le cahier des charges, donner lieu à uneamende ou à une prime assez forte, la consommation doit être constatéeà plusieurs reprises et le plus rigoureusement possible.

Voici le procès-verbal des dernières épreuves faites les 18, 19 et20 juillet 1856, en présence de MM. Pasquier-Vauvilliers, ingénieur desponts et chaussées; Bourthoumieu (Gustave), conducteur des ponts etchaussées; Velter, préposé aux eaux de la ville dAngers ; Farcot (Jean-Joseph), ingénieur civil; Simon (René), mécanicien, conformément auxprescriptions de lart. 9 du cahier des charges.

Ces essais ont été faits avec de la houille anglaise ordinaire du com-merce (Sunderland et Newcastle), en mettant deux chaudières en feu, eten se servant alternativement de chacune delles.

Chaque jour, les feux ont été allumés vers six heures du matin ; à septheures, la machine était amenée à une marche régulière qui a été conti-nuée sans interruption jusquà sept heures du soir.

Les foyers ont été reconnus dans le même état, et la tension de lavapeur dans les chaudières sensiblement la même au commencement et àla fin de la durée de chaque épreuve.